Au cœur de la tourmente, Fakhfakh peut compter sur la confiance d’Attayar

Le gouvernement Elyes Fakhfakh semble se fragiliser davantage, alors qu’il a été secoué de plein fouet par la crise du coronavirus, il est au cœur de la tourmente sur fond d’une affaire de conflits d’intérêts qui concerne le chef du gouvernement.

Certaines voix commencent à s’élever pour appeler même à démissionner, alors qu’il plaide innocence. Ce mardi 30 juin, le parti Attayar qui fait partie de la coalition gouvernementale a réitéré sa confiance à l’actuel gouvernement, estimant nécessaire de l’appuyer notamment dans cette période critique.

Le parti rappelle dans ce sens que les 100 premiers jours du gouvernement étaient tous concentrés sur la lutte contre le coronavirus, estimant nécessaire de garantir une stabilité politique en Tunisie.

Concernant la polémique du conflit d’intérêts impliquant le Chef du gouvernement, le président de l’INLUCC a estimé, ce lundi, que Fakhfakh a violé la loi et la Constitution en assurant la gestion de trois entreprises alors qu’il exerçait ses fonctions à la Kasbah.

Tabib a ajouté que l’instance estime que les contrats signés entre les entreprises d’Elyes Fakhfakh et l’État devraient être résiliés, d’autant que ces contrats ont été conclus après sa nomination à la tête du gouvernement.

Plus de 70 députés avaient signé une pétition pour retirer la confiance au Chef du gouvernement. C’est Hsouna Nasfi, président du groupe parlementaire de la Réforme nationale, qui avait confirmé que 73 députés avaient signé la pétition pour retirer la confiance au gouvernement Fakhfakh.

Le ministre des droits de l’homme, des relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, Ayachi Hammami, avait annoncé que le Chef du gouvernement Elyes Fakhfakh avait lancé les procédures de cession de ses parts au sein d’une société qui offre ses services à l’Etat.

Une situation qui était vivement critiquée mais surtout illégale, selon le président de l’Instance nationale de la Lutte contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib qui a expliqué que détenir des actions dans une société qui traite avec l’Etat est considéré comme un conflit d’intérêts.

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