Tunisie : Après Tataouine, protestations nocturnes à Kébili

La saison des protestations et des agitations sociales a-t-elle commencé ? Après trois jours d’affrontements sans arrêt dans le gouvernorat de Tataouine sur fond du sit-in d’Al-Kamour, des protestations et des troubles nocturnes ont secoué hier mardi 23 juin, la ville de Douz à Kébili.

En effet, des protestations nocturnes marquées notamment par un blocage des routes où des pneus ont été incendiés, ont eu lieu dans la nuit du mardi. Selon la radio Mosaïque FM, ce sont des jeunes qui sont descendus dans la rue pour exprimer leur soutien au sit-il d’Al-Kamour réclamant l’emploi dans le gouvernorat voisin de Tataouine.

La même source rapporte que certains protestataires ont même essayé de se diriger vers les locaux des institutions sécuritaires pour entrer en confrontation avec les forces de l’ordre.

Ces agitations interviennent dans un climat de tension qui prévaut dans le sud tunisien après trois jours d’affrontements continus entre des protestataires et des agents de l’ordre à Tataouine.

En effet, la ville de Tataouine n’a retrouvé son calme, que hier mardi 23 juin 2020, après trois jours de protestations et d’affrontements avec les forces de sécurité. Une marche de protestation s’est tenue au centre ville de Tataouine afin de revendiquer la libération du porte-parole du sit-in d’El Kamour, Tarek Haddad ainsi que celle d’autres personnes arrêtées.

Lundi dernier,  les autorités judiciaires de Tataouine avaient remis en liberté, 11 personnes arrêtées après leur audition devant le ministère public à l’heure où des membres de la coordination d’El Kamour avaient exprimé leur désengagement de ceux qu’ils ont qualifiés d’intrus et qui, selon eux, n’ont pas respecté le caractère pacifique des protestations.

Les protestataires d’El Kamour avaient fermé les entrées menant au désert devant les véhicules des compagnies pétrolières. Dans la soirée du jeudi 18 juin 2020, ils avaient également bloqué la route reliant Tataouine et Médenine devant toutes les voitures, une escalade approuvée par la Coordination centrale d’El Kamour.

Les jeunes protestataires ont dénoncé l’absence de tout conseil ministériel sur la région, une semaine après avoir tenu une journée de colère devant le siège de l’union régionale du travail à Tataouine.

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