Rue d’Algérie : Ecoliers, Maristes et Salésiens

L’école secondaire libre de la rue d’Algérie a une longue histoire. Etablissement respecté, cette école est l’une des rares de sa génération à avoir duré aussi longtemps.

En effet, beaucoup d’églises jadis tenues par des sœurs, des pères ou des frères catholiques, ont fermé depuis longtemps.

Les unes, comme à la rue Sidi Saber, dans la médina, ou à la rue de Hollande, au centre-ville, ont disparu et d’autres ont été reprises par des entrepreneurs privés.

Ainsi cette école de la rue d’Algérie est restée l’une des seules à garder son identité et compte désormais parmi les doyennes de notre paysage éducatif.

Après que les Maristes l’aient dirigée pour plus d’un siècle, ce sont les Salésiens qui ont pris le relais pour poursuivre cette oeuvre.

Congrégation réputée pour son action dans le domaine de l’éducation, la famille salésienne anime aujourd’hui cette école.

L’aspect extérieur de l’établissement a très peu changé. Peut-être la couleur du portail a-t-elle légèrement bougé. Mais l’essentiel est là qui, personnellement me projette plus de cinquante ans en arrière.

J’ai en effet fréquenté cette école et en garde fierté et reconnaissance. Derrière ce portail, ce sont des années de souvenirs et des centaines de visages familiers qui attendent que nos mémoires les réveillent.

A chacun son regard rétrospectif. Je pourrais en effet citer des noms de professeurs ou d’élèves, des anecdotes ou des moments forts.

Toutes nos écoles, je crois, nous ont profondément marqués et si, j’écris ce billet aujourd’hui, ce n’est pas seulement pour rendre hommage à celles et ceux qui m’ont appris à lire et écrire.

C’est aussi pour dire ma grande tristesse d’avoir appris que dans un village du sud de la Tunisie, une école ait été reléguée en enclos pour le bétail.
Tristement vrai. Et c’est tout dire.

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