Masques : Presque autosuffisant, le Maroc pense déjà à l’exportation !

Photo TV5 Monde

Le Maroc a réussi où la Tunisie semble, pour le moment, échouer. Avec une moyenne de 5 millions de masques de protection produits quotidiennement, le Maroc a gagné sa bataille contre la fabrication de ces équipements médicaux et pense déjà à l’export.

“Une fois le besoin prioritaire du Maroc couvert, notre industrie orientera une partie de ses capacités de production à l’export”, explique l’Association des textiliens marocains, affirmant que le pays réalisera prochainement son autosuffisance en masques.

L’exemple marocain a été félicité en France où les médias ont mis en exergue les capacités de ce pays à orienter son industrie vers la confection de ces moyens de protection. Sous le titre “L’exemple marocain”, Le Canard Enchaîné écrit récemment qu’”Il existe un pays à moins de deux heures d’avion de Paris où le port de masque est obligatoire. Et où les masques sont en vente dans les rayons de tous les supermarchés pour la modique somme de 8 centimes”. “Un prix fixé par l’Etat”, précise-t-il.

Sous le titre “L’exemple marocain”, “Le Canard Enchaîné” écrit, ce mercredi 15 avril, qu’”Il existe un pays à moins de deux heures d’avion de Paris où le port de masque est obligatoire. Et où les masques sont en vente dans les rayons de tous les supermarchés pour la modique somme de 8 centimes”. “Un prix fixé par l’Etat”, précise-t-il.

Cette success story devra inspirer la Tunisie qui peine toujours à produire le premier lot de ces masques alors que de grands soupçons de corruption planent sur cette opération.

L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a transmis,  jeudi 16 avril 2020, au procureur près le tribunal de première instance de Tunis, le dossier concernant l’affaire du monopole du tissu destiné à la confection des masques de protection ainsi que toutes les preuves en sa possession afin qu’une enquête soit ouverte à ce sujet.

Pour rappel, l’INLUCC estime que certains hommes d’affaires ont cherché à accumuler de grandes quantités de matières premières pour la production de ces masques et estime que certaines parties ont acheté toutes les quantités disponibles d’un type spécifique de tissu utilisé dans la production de masques de protection réutilisables.

Après cette révélation, Salah Ben Youssef, ministre de l’Industrie a démenti le rapport de l’INLUCC qui épingle un fonctionnaire de l’État ayant divulgué les données du cahier de charges sur la fabrication de masques.

Or, l’INLUCC a exprimé son intention d’aller au bout de cette affaire en faisant savoir qu’elle est « en possession de justificatifs sérieux concernant le monopole du tissu destiné à la confection des masques de protection ».

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