Dérisoires querelles entre les trois présidences

Peu importe qui a la haute autorité sur le dossier du coronavirus. Peu importe que ce soit le président de la République, le chef du gouvernement ou le président de l’Assemblée des représentants du peuple!

Peu importe le protocole, les attributions, les egos, les plates-bandes, les domaines réservés ou la coutume.

L’essentiel est ailleurs. L’essentiel consiste à prévenir le péril qui guette pour sauver des vies et un pays.

Dans son adresse à la nation, le président français annonçait être en état de guerre et il a eu raison d’utiliser cette image forte.

Chez nous, nous en sommes encore à coordonner les décisions de trois présidences qui semblent jouer aux dames.

Ce désordre au sommet est une des tares héritées d’une constitution dont le seul apanage est de faciliter la mainmise islamiste sur la Tunisie.

Ce désordre au sommet est risible, pitoyable et incompréhensible dans la situation gravissime que nous devons traverser.

Il est temps que nos trois présidences se mettent autour de la même table pour parler de la même voix.

Je crois ne pas me tromper en leur disant que le peuple tunisien se moque de savoir qui d’entre eux a la prééminence sur les deux autres.

Ces enfantillages sont le cadet de nos soucis qui, aujourd’hui, sont sanitaires avant toute chose.

Que cessent dès lors ces querelles feutrées (mais visibles) pour savoir qui tient le gouvernail suprême !

Commentaires: