Vote de confiance : Les principales interventions des députés

Plusieurs députés présents à la séance plénière consacrée au vote de confiance du gouvernement Fakhfakh ont pu, comme le prévoit le règlement de l’Assemblée des représentants du peuple, intervenir dans la limite du temps alloué, au débat général avec Elyes Fakhfakh.

Si les critiques ont été nombreuses, de nombreux députés ont choisi d’émettre des réserves quant à la réussite de ce gouvernement… c’est du moins ce qui est ressorti des différentes interventions.

A commencer par Yassine Ayari, qui a appelé, au cours de son intervention, le chef du gouvernement ainsi que les ministres à abandonner leur deuxième nationalité pour ceux qui en possèdent une.

idem pour le député du bloc Tahya Tounes, Mabrouk Korchid, qui a demandé des explications à Elyes Fakhfakh à propos de sa double nationalité, tuniso-française, estimant que tous ceux à qui la France a accordé la nationalité, ont prêté serment d’allégeance au drapeau français.

Safi Saïd dont la question reste son cheval de bataille, a radicalement exprimé son rejet de la participation des binationaux au prochain gouvernement et insisté sur le fait qu’il n’acceptera pas que des ministres puissent garder leur deuxième nationalité. « C’est indécent et c’est une honte », a-t-il lancé.

D’autres députés ont estimé que ce gouvernement est voué à l’échec. C’est le cas de Safi Said ou de Mabrouk Korchid qui a émis des réserves quant à la nature du gouvernement. De son côté, Abir Moussi a tenu à rappeler à Elyes Fakhfakh son bilan catastrophique en tant que ministre au sein de la Troïka.

D’autres députés ont été plus durs avec Elyes Fakhfakh en l’accusant d’avoir fait fi de la représentativité de certaines régions estimant que certaines telles que Jendouba, Kasserine, Kebili, Sidi Bouzid ou le Sahel sont exclues.

Fayçal Tebini (La voix des Agriculteurs), s’est montré, quant à lui, sarcastique en indiquant que ce vote de confiance n’est pas consacré au gouvernement d’Elyes Fakhfakh mais est plutôt un vote qui va permettre aux députés de se maintenir à leur poste, ajoutant que la meilleure solution aurait été de dissoudre le Parlement.

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