À la mémoire de Chokri Belaid : Le cri du jasmin souillé

À la mémoire de Chokri Belaid : Le cri du jasmin souillé

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Le 6 février n’est plus une date comme les autres depuis la mort de Chokri Belaid. Ce jour-là, un gang islamiste armé a tué un homme d’honneur et depuis, la justice tarde à passer.

En ce jour anniversaire, quelques mots pour dire une dette envers Belaid et mon rejet absolu de l’islamisme qu’il soit radical ou soi-disant modéré. Ces mots, les miens, les voici, jaillis comme un cri du jasmin souillé et flétri par les faussaires de la Révolution.

« Dans ma vie, et je ne sais pas si j’en suis à l’automne ou déjà en hiver, j’ai toujours salué l’intelligence, vénéré l’honneur, adoré le sens du partage. A ceux qui me proposaient, et continuent à le faire, la haine, comme vade mecum, j’ai toujours répondu par la deuxième joue, celle qu’ils pouvaient gifler pour que la douleur soit plus vive et pour que mon syncrétisme soit absolu.

Le jasmin de l’indignité continue à fleurir dans un pays ravagé par la fragilité de ceux qui haissent le bien, lui préfèrent les racines obscures du mal, feraient tout pour que nous tombions au fond du précipice.

Qu’ils continuent à se parer de jasmins flétris, mal nés, mort-vivants… Qu’ils continuent à se vautrer dans la fange du déshonneur… Je choisis Diogène et sa crasse plutôt que leurs fleurs traîtresses, celles que même le mal fuirait. Je choisis la liberté, aux ordres du jasmin souillé, la dignité, aux voix blafardes du suivisme, le spleen le plus noir, au bannières trompeuses car blanches-jasmin du salafisme des mécréants qui tueraient pour que rien en Tunisie ne puisse avancer…

Que Dieu leur pardonne, ils et elle ne savent pas ce qu’ils font… Ils et elle ont mis des menottes aux fleurs et du poison au jasmin ».

Que la mémoire de Chokri Belaid soit toujours honorée.

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