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Tunisie : Les tribunaux continuent à ordonner les tests anaux, dénonce un collectif

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« Malgré l’engagement des autorités tunisiennes à ne plus avoir recours à la pratique des tests anaux depuis 2017, les tribunaux continuent à ordonner cette pratique » a dénoncé le collectif civil pour les libertés individuelles, dans un communiqué publié à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, célébrée le 17 mai.

Dans ce communiqué, le Collectif dénonce notamment l’arrestation des personnes ayant une apparence ou une attitude sur la base de laquelle elle se permet de présumer leur identité sexuelle ou du genre.

Il dénonce l’application de l’article 230 du code pénal qui sanctionne de 3 ans d’emprisonnement les personnes homosexuelles et critique les tribunaux qui continuent à ordonner la pratique des tests anaux.

Identité du genre, changement de sexe, dépénalisation de l’homosexualité

Ce collectif, composé d’un nombre d’associations à l’instar de la ligue tunisienne de droits de l’homme, l’association tunisienne des femmes démocrates, l’association tunisienne de défense des libertés individuelles, l’association beity et l’association Shems, appelle également la chambre des représentants du peuple (ARP) à accélérer l’adoption du projet du code des libertés individuelles, dénonçant la poursuite des atteintes contre les personnes transgenres.

Le projet du code, qui a été proposé par un groupe de députés depuis le mois d’octobre 2018, comprend plusieurs dispositions qui prévoient la reconnaissance de l’identité du genre et le changement de sexe, la dépénalisation de l’homosexualité et la sanction de l’homophobie.

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