Du rififi à l’UGTT : Les bases sont-elles en train de « se rebeller » ?

Lors de la journée de colère des enseignants, mercredi 19 décembre, à l’avenue Habib Bourguiba, des slogans ont été lancés par les manifestants, contre le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi.

« Ô Hached, où sont parties tes gloires ? Taboubi a vendu tes enfants », ont lancé les enseignants. Un slogan qui n’a pas plu à Hfaïedh Hfaïedh, secrétaire général adjoint de l’UGTT.

Dans un statut publié, ce jeudi 20 décembre 2018, sur sa pagne Facebook, le syndicaliste a dénoncé ces slogans  » dégradants » visant personnellement Noureddine Taboubi et portant atteinte à la direction de l’UGTT

Les bases de la Centrale syndicale sont-elles en train de se rebeller contre le Bureau exécutif de l’UGTT ? Cela dénote-t-il un certain malaise. Il est évident que l’entente n’est pas parfaite entre le Bureau exécutif de la Centrale syndicale et la Fédération générale de l’enseignement secondaire.

En avril dernier, Lassad Yaakoubi, secrétaire général de la fédération de l’enseignement secondaire, avait appelé à poursuivre la grève lors de la crise qui portait sur la remise des notes.

Une décision allant à l’encontre de celle de la Commission administrative nationale de l’UGTT qui avait opté pour la reprise des cours de l’enseignement secondaire et la remise des notes gelées depuis plusieurs semaines.

En novembre, la commission administrative sectorielle de l’enseignement secondaire avait de nouveau décidé d’aller à l’encontre de l’UGTT en optant pour le boycott des examens du premier trimestre.

Malgré le refus de la Centrale syndicale, Lassaad Yaakoubi avait décidé de maintenir le boycott des examens.

Les différentes sections de la fédération avaient décidé à l’unanimité le boycott des examens du premier trimestre de l’année scolaire en cours malgré les interventions du secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi.

L’UGTT avait même publié un communiqué appelant les enseignants à ne pas boycotter les examens du premier trimestre rejetant ainsi la décision prise par la fédération dirigée par Lassaad Yaakoubi.

Or, ce refus d’approuver l’appel au boycott des examens n’a pas été pris en compte par le Syndicat de l’enseignement secondaire.

Mais l’origine de ce malaise ne remonte-t-elle pas à janvier 2017 lors du congrès électif de l’UGTT ? Le 26 janvier 2017, Noureddine Taboubi avait été élu secrétaire général de l’UGTT en remplacement de Houcine Abassi.

Il avait pour principal Kacem Afia, qui avait dans sa liste, Lassaad Yaakoubi. Une liste, loin d’être consensuelle menée par les réformateurs de la Centrale syndicale.

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