CAN 2019 | Niger-Tunisie : Donner une autre dimension à la victoire de Rades !

La victoire étriquée de la sélection nationale face à son homologue nigérienne, à Radès, samedi, ne pourrait être considérée comme une performance que si elle était confirmée, ce mardi, à Niamey, avec la manière de surcroît.

Trois victoires en autant de matches pour la Tunisie dans le Gr. J des éliminatoires de la CAN 2019. Si au niveau comptable, le bilan est somme toute élogieux, au niveau de la prestation et de la prestance, l’équipe de Faouzi Benzarti est encore loin du compte.

Samedi, malgré un but précoce de Meriah (17’), la sélection nationale a laissé entrevoir des défaillances à la pelle dans tous les compartiments du jeu. La défense a souvent été prise de vitesse dans son dos, surtout dans l’axe. A l’entrejeu, le duo Skhiri-Chaâlali était lent et peu inspiré. En attaque, Khenissi continue de manger son pain noir et l’on se demande si ses apparitions en tant que titulaire ne lui sont-elles pas préjudiciables.

Si on pousse un peu plus l’analyse, des approximations, on en a constaté plusieurs, surtout dans le repli défensif lorsque le bloc est assez haut. En phase offensive, le duo Nagguez-Ben Youssef s’est marché sur les pieds. En attaque, Srarfi, pour sa première en tant que titulaire, s’est perdu en conjectures. Malgré une bonne technique balle au pied et des qualités de percussion, l’attaquant de Nice se doit de rationaliser son jeu pour lui faire gagner l’efficience qui manque à son registre.

Pour qu’un livre ait du succès, il faut qu’on en puisse dire du bien et du mal. En football, c’est la même chose. Du bien, on pourrait, entre autres, souligner que le gardien Ben Mustapha commence à prendre ses marques en attendant qu’il soit soumis à une forte pression comme celle qui nous attend au Caire. Malgré quelques ratages, Bronn est à créditer d’un bon match dans l’axe de la défense, tout comme Slilti, toujours aussi habile balle au pied, dans un rôle d’électron libre.

Aujourd’hui, face à ce même adversaire, il faudrait être plus costaud, moins brouillon et jouer plus juste pour aspirer remporter le match et surtout pour entretenir un football d’un palier supérieur, celui qu’on aimerait tant atteindre, sans quoi le rêve africain sera toujours une chimère.

  • 16h00 : Niger – Tunisie
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Chahir CHAKROUN
Tunis-Hebdo du 15/10/2018

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