Mnaqaâ, Kef Abbed, Kerkouane : Saurons-nous préserver les plages « vierges » de Tunisie ?

La Saison Bleue nous a ouvert les yeux sur l’énorme potentiel du littoral tunisien.
Mais saurons-nous être à la hauteur de nos responsabilités et préserver cette fortune naturelle ?

Ainsi, des centaines de plages ont subi l’injure du temps et de la pollution et beaucoup d’autres, y compris les plus sauvages, pourraient connaître le même sort.

Un atlas des plages vierges de Tunisie reste d’ailleurs à réaliser pour mieux connaître ce formidable patrimoine.

En fait, il faudrait s’entendre sur les termes car celui de plages vierges est trompeur ;
On peut d’ailleurs préférer les qualificatifs de « sauvages », « désertes » ou encore « éloignées » et « peu fréquentées ».

Le fait est qu’il existe en Tunisie un très grand nombre de plages difficilement accessibles qui comptent parmi les plus belles du pays.

Du nord au sud de la Tunisie, ces plages pourraient constituer une chance pour le tourisme alternatif et aussi trouver par le biais d’une exploitation écologique les bases de leur propre protection.

En effet, ces plages pourraient devenir un puissant vecteur de développement local écologiquement responsable si le suivi de leur protection était confié à des gardes maritimes et leur exploitation à des maisons d’hôtes et petits hôtels de charme.

La Saison Bleue est en train de faire redécouvrir aux Tunisiens le littoral de leur pays et, dans certains cas, le devoir impérieux de le protéger.

De Tabarka à Zarzis, il existe ainsi en Tunisie des centaines de plages peu connues et dont nous devrions nous assurer qu’elles ne seront pas dévastées comme c’est le cas un peu partout.

Entre Mahdia et Salakta, la plage de Mnaqaâ est l’une des plus belles du pays. Au Cap Bon, les plages de Sidi Mansour, Hammam El Ghezaz ou Kerkouane sont une pure merveille. Entre Bizerte et Tabarka, les plages autour de Kef Abbed sont un patrimoine exceptionnel.

Comment protéger ces sanctuaires ? Comment faire en sorte que ces plages ne connaissent pas le sort de celles, aussi somptueuses avant leur « découverte », de Oued El Abid au Cap Bon ou de Zouara sur la côte nord ?

Le tourisme alternatif, à petite échelle, pourrait constituer une chance pour ces plages et les sauver de notre propre emprise, au cas où de véritables cahiers des charges étaient instaurés.

Sinon, plage après plage, tout le littoral finira par connaître le sort peu envieux des plages de Raoued, Chaffar ou plus près de nous, de celles des banlieues de Tunis…

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