Pénurie de médicaments : Qui croire, le ministre ou les pharmaciens ?

Pénurie de médicaments : Qui croire, le ministre ou les pharmaciens ?

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Commentant l’affaire de la « crise » au sein de la Pharmacie Centrale, le ministre de la Santé Imed Hammami a déclaré ce mardi 3 avril que les médicaments et les services de santé sont une affaire…, confirmant qu’il existe un manque dans le stock de certains médicaments mais qu’on ne peut pas parler de « pénurie ».

Dans une déclaration accordée à Mosaique fm, le ministre a assuré que les médicaments dédiés aux maladies chroniques et dangereuses sont disponibles, soulignant que son ministère et le gouvernement œuvrent à prendre des mesures anticipatives pour éviter une rupture des stocks.

Si le ministre nous assure quant à la disponibilité de tous types de médicaments, de quoi parlent alors les pharmaciens ?

En effet, l’l’Association tunisienne des Pharmaciens Libres (ATPL) a lancé un cri d’alarme quant aux ruptures de stocks observées chez les pharmaciens.

Dans un post publié vendredi 30 mars, l’association a annoncé que toutes les pilules contraceptives sont en rupture de stock en raison des impayés de la Pharmacie Centrale. « Certains laboratoires menacent de quitter la Tunisie », ajoute-on.

« La CNAM ne paye pas les hôpitaux qui eux ne payent pas leurs fournisseurs qui eux ne veulent plus les fournir vu qu’ ils ont des dépenses qui augmentent grâce à l’état… », a expliqué l’association.

Chose qui avait d’ailleurs été confirmée par le secrétaire général adjoint du syndicat de base de la pharmacie centrale, Abdelmoneem Ben Ammar, déclarant, vendredi 30 mars, que le stock stratégique des médicaments a régressé de trois mois à 1 mois et 20 jours.

Invité sur les ondes de Shems fm, le responsable avait indiqué que les fournisseurs étrangers refusent désormais de fournir les médicaments tant que les dettes de la Pharmacie Centrale ne sont pas payées.

« Certains médicaments sont actuellement introuvables. Leur stock est épuisé », a-t-il ajouté. « Il faut s’attendre à ne pas trouver tel ou tel médicament demain dans les pharmacies, la Caisse nationale d’Assurance maladie et les hôpitaux ».

Qui croire alors ?

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