En Tunisie, 50% des médecins et 40% des juges sont des femmes

En Tunisie, 50% des médecins et 40% des juges sont des femmes

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A l’occasion de la Journée internationale des femmes, célébrée ce jeudi 8 mars aux quatre coins du monde, il est nécessaire de rappeler, encore une fois, la place qu’occupe la femme tunisienne.

Selon Hassen Zargouni, président de Sigma Conseil, 50% des médecins tunisiens sont des femmes, alors que 40% des juges le sont. Invité sur Shems fm, Zargouni a ajouté que les Tunisiennes représentent 72% des titulaires de diplômes en pharmacie.

Même bien avant la vie professionnelle, c’est la femme qui occupe le plus les bancs des universités tunisiennes. en effet, 62% des étudiants en Tunisie sont des femmes!

La Tunisienne est pilote de ligne, juge, avocat, enseignante, journaliste, ministre, chef d’entreprise, chauffeuse de taxi, artisane, artiste ou encore agricultrice… Elle est ingénieure, architecte, pâtissière, ouvrière d’usines, femme de ménage, femme au foyer, chercheuse et sportive de haut niveau.

La Tunisienne travaille au bureau et à la maison, passe son bac à 64 ans, hisse le drapeau sous l’hymne nationale aux championnats du monde, chante, danse et peint.

Elle a toujours occupé une place primordiale et décisive dans l’histoire de notre pays, depuis le début des temps et jusqu’aux événements des sept dernières années.

Mais…

Ceci n’empêche que la femme tunisienne souffre encore de nombreuses difficultés, notamment la violence.  Selon les résultats de l’étude menée par le ministère de la femme, de la famille et de l’enfance, concernant les violences faite a l’encontre des femmes tunisiennes, une femme sur deux a déjà été victime de violence.

En effet, 54% des femmes tunisiennes ont déjà subi différentes formes de violences : dans les espaces publics, au travail, à l’école ou dans les secteurs économique et politique.

Les problèmes auxquels font face les Tunisiennes quotidiennement ne sont pas limités aux grandes villes du pays. La femme rurale est l’une des plus grandes victimes du « système ». Transportées comme du bétail à bord de « camions de mort », elles sont surexploitées et illégalement usées.

Une situation qui ne change pas depuis des dizaines d’années, malgré les accidents mortels et les centaines des victimes (trente-quatre ouvrières agricoles ont été blessées, lundi matin, suite au dérapage du camion qui les transportait sur la route de Menzel Mhiri dans la délégation de Nasrallah (gouvernorat de Kairouan) en octobre).

Des sanctions sévères seront infligées à l’encontre de toute partie en infraction à la loi et toute personne qui tente d’exploiter illégalement la femme rurale, avait mis en garde la ministre Neziha Laabidi.

Célébrez la femme tunisienne, après tout, notre Constitution nous assure des droits que d’autres femmes arabes ou musulmanes espèrent avoir un jour, mais n’oublions cependant pas qu’on a toujours un long chemin à parcourir et beaucoup de changements à entreprendre.

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