La Tunisie sur la liste noire du blanchiment des capitaux : Marouane Abassi se prononce

Marouane Abassi

Lors d’une conférence internationale sur ” la poursuite des crimes de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme “, le nouveau gouverneur de la banque Centrale de Tunisie Marouane Abassi est revenu, ce mercredi 28 février 2018, sur le classement de la Tunisie sur la liste des pays exposés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme.

Il a notamment expliqué que la Tunisie œuvre « assidûment » à achever, avant la fin 2018, l’élaboration du plan d’action avec le Groupe d’action financière (GAFI) ou FATF (Financial Action Task Force), en vue de poursuivre les réformes financières et retirer la Tunisie de cette liste.

Selon Abassi, le groupe d’examen de la coopération internationale relevant du GAFI, a loué, au cours d’une réunion récente, les réalisations de la Tunisie dans ce domaine, rapporte l’agence TAP.

Il a notamment souligné les défis auxquels font face les banques tunisiennes et les unités de renseignements financiers concernant les dossiers de l’économie numérique, les TIC et les espaces financiers outre les crimes cybernétiques et l’échange de monnaies virtuelles.

L’Etat a mis en place une stratégie consistant en un plan de travail pour œuvrer à sortir la Tunisie de la liste noire des pays exposés aux risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme publiée par l’Union Européenne, avait indiqué hier mardi 27 février,  Taoufik Rajhi, ministre chargé des Grandes réformes auprès du chef du gouvernement. Et de préciser que a Tunisie réalisé de grands progrès dans sa lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent.

Rappelons-le, la Commission Européenne a inscrit le 7 février dernier, la Tunisie sur la liste des pays  fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.

Les défaillances des structures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ont conduit le pays sur une pente glissante où il faudra redoubler d’efforts pour attirer de nouveaux investisseurs.

Il faut rappeler également que lors d’une rencontre organisée mercredi 21 février, des experts et des universitaires tunisiens ont appelé à limiter l’argent liquide en circulation pour diminuer ces risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

 

Commentaires:

Commentez...