La Tunisie s’engage officiellement à abolir le test anal

La Tunisie s’engage officiellement à abolir le test anal

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Le 3ème rapport périodique sur les droits de l’Homme en Tunisie a été approuvé hier, jeudi 21 septembre 2017, au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève.

Le ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et la société civile et des droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia, a déclaré que le parcours de la Tunisie en matière des droits de l’Homme, de l’émancipation de la Femme et des libertés individuelles a été vivement salué.

Dans ce rapport, la Tunisie a accepté deux recommandations : cesser immédiatement les examens anaux et garantir la protection des personnes LGBTQI de toutes formes de stigmatisation, de discrimination et de violence.

Rejet de 14 recommandations

La rapport engage également la Tunisie à mettre la législation nationale en conformité avec la nouvelle constitution du pays et avec les normes internationales relatives aux droits humains.

À cet égard, Amnesty International a accueilli avec satisfaction cette nouvelle, mais a toutefois regretté fortement le rejet par la Tunisie de 14 recommandations relatives à la dépénalisation des relations homosexuelles par l’abrogation de l’article 230 du Code pénal de même que l’arrêt du jugement des civils par des tribunaux militaires.

« Il est décevant de constater que la Tunisie a rejeté la recommandation demandant que les civils ne puissent plus être jugés par des tribunaux militaires, cette pratique constituant une violation des normes internationales relatives à l’équité des procès », note Amnesty International dans un communiqué.

L’ONG a également appelé les autorités tunisiennes à respecter ses engagement à mettre fin à l’impunité des forces de sécurité pris devant le conseil des droit de l’Homme de l’ONU.

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