De Maxula à Naro : Aux origines de Radès et Hammam Lif

Crédit photo : Olivier-Jamil Clément

Le nom antique de Radès est Maxula, un toponyme d’origine libyque. Comme le village antique se trouvait près d’un bac qui reliait la route littorale avec Carthage, il prendra le nom de Maxula per rates (Maxula par le bac). Ce nom deviendra ensuite Radès par déformation du « rates » initial.

A l’époque arabe, Radès était réputée pour son ribat et au onzième siècle, l’historien El Bekri évoque l’existence d’un village en ces lieux.

Toutefois, Radès ne deviendra une cité résidentielle qu’à l’époque des Husseinites qui y firent construire plusieurs demeures en haut de la colline. La ville moderne viendra bien plus tard.

Les sources de Hammam LIf

En ce qui concerne Hammam Lif, son nom antique d’origine punique était Naro. Puis, en référence à ses sources, la ville changea de nom pour devenir Aquae Persianae à l’époque romaine. A l’arrivée des Arabes, elle portera les noms de Hammam el Jazira puis Hammam el Anf, en référence au Cap Bon et aussi aux sources.

Plus tard, au milieu du dix-huitième siècle, Ali Pacha fit construire un pavillon près de l’une des sources qui prendra alors le nom de Ain el Bey.

Au dix-neuvième siècle, Hussein Bey fit construire une demeure qui deviendra le palais beylical aujourd’hui à l’abandon mais resté fameux pour sa porte encadrée de lions et de colonnes supportant des aigles.

Notons également dans ce Hammam Lif des anciens temps l’existence d’un établissement thermal qui jusqu’aux années 1960, exploitait les eaux chlorosulfatées de Ain el Bey et Ain el Ariane.

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