Etalage anarchique : Quand le cœur de la capitale respire enfin !

Le 26 juin dernier, le gouverneur de Tunis, Omar Mansour, lançait une grande campagne anti-étalage anarchique afin de « nettoyer » les rues de la capitale, notamment les rue Charles de Gaulle et Jamel Abdennasser.

Un peu plus d’un mois après cette campagne coup de poing, Webdo est allé faire le point dans les rues qui ont longtemps souffert de l’anarchie et de la loi des vendeurs ambulants. ce jeudi 3 août, les rues en question, leurs trottoirs sont restées libres et libérées.

L’objectif a été atteint par le gouverneur de Tunis, avec l’aide des forces sécuritaires qui ont soutenu cette campagne en interdisant toute forme d’étalage anarchique et en veillant surtout à interdire le retour des vendeurs anarchiques et ce, au grand bonheur des commerçants.

Ces derniers sont impressionnés, selon leurs dires. Nous en avons interrogés certains qui ont exprimé leur satisfaction suite à la disparition des vendeurs ambulants, des débris en tous genres et surtout des pratiques d’incivilités envers les gens, en ajoutant que leurs boutiques sont de nouveau exposées à la vue des passants et qu’ils peuvent désormais se faire livrer sans encombre.

Un commerçant de chaussure nous déclare sur un ton passionné : « l’étalage anarchique nous a causé beaucoup de tort en ce qui concerne notamment les saletés qui régnaient dans les rues du centre-ville. Les vendeurs ambulants ne respectaient personnes ici, ils utilisaient un vocabulaire ordurier, ils contrôlaient touts les trottoirs, ne laissant aux piétons aucun espace pour marcher ».

Un jeune vendeur dans un boutique d’accessoires a également exprimé aussi sa satisfaction après la réussite de la campagne : « Il était temps parce que j’ai été témoin à de nombreuses reprises de scènes où l’on voyait des vendeurs ambulants en train de rouler un joint et fumer en plein rue au vu et au su de tous les passants ».

Et bien que cette campagne anti-étalage anarchique ait fait du bien à tout le monde et rendu service aux commerçants, certains continuent de vivre dans la peur. Un vendeur qui témoignait, nous a parlé du changement apporté par la campagne, quand son patron vient l’interrompre et il lui interdit de poursuivre en déclarant que ces gens (les vendeurs anarchiques) peuvent lui causer des problèmes s’il s’exprime et qu’il est donc préférable de les éviter parce qu’ils représentent une véritable menace pour les boutiques…

M.B.

Crédit photos : Webdo

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