Légendaire entraîneur du Club Africain : Il était une fois Fabio Roccheggiani

Légendaire entraîneur du Club Africain : Il était une fois Fabio Roccheggiani

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Attouga et Chaibi avec Andrea, le fils de Fabio, pour le tour d’honneur en 1967

C’est en octobre 1957 que l’entraîneur italien Fabio Roccheggiani a pris en main les destinées du Club Africain. Il avait succédé à Ahmed Benelfoul et poursuivi le travail au sein d’une équipe qui avait joué les premiers rôles dans les saisons précédentes, parvenant à décrocher une quatrième place en championnat et jouer une finale de Coupe de Tunisie.

Né en juin 1925 à Falconara en Italie, Fabio décédera et sera enterré à Tunis le 26 avril 1967. Venu en Tunisie il y a soixante ans, il y est mort il y a maintenant cinquante ans.

Fabio Roccheggiani

Entre temps, il aura contribué à écrire quelques unes des plus belles pages de l’épopée du Club Africain. Il aura aussi posé les fondations de l’équipe qui allait tout remporter sur son passage de la fin des années soixante au milieu des années soixante-dix.

C’est que Fabio avait à sa charge toutes les sections du club à la fois, des minimes aux espoirs à l’équipe première. Pour la première fois dans notre football, un entraîneur raisonnait sur le long terme et bâtissait une équipe en fixant des objectifs palpables et rationnels.

Fabio a remporté deux titres de champion et deux coupes avec le CA. Il restera en poste toute une décennie et lancera dans le bain plusieurs des légendes du club de Bab Djedid.

Joueur amateur à Falconara dont le stade municipal porte aujourd’hui son nom, Fabio sera formé à la rude école des coachs italiens. Ce diplômé des Beaux-Arts a en effet toujours taquiné le ballon et milité dans plusieurs équipes du cacio parmi lesquelles Ternana ou Ancona.

Devenu entraîneur, il viendra presque directement au Club Africain en octobre 1957 et marquera la décennie suivante de son empreinte. C’est à Tunis aussi qu’il a fondé sa famille en épousant Jeanette, issue de la communauté maltaise et tout juste décédée il y a quelques mois.

Elle lui donnera un fils Andrea que les Clubistes nomment aussi Kamel et qui acquit une stature légendaire parmi les supporteurs lorsque, encore enfant, il participa aux deux tours d’honneur du CA en 1967.

Le CA en 1963-1964

C’était, quelques semaines après la disparition de Fabio, à l’issue du championnat puis de la finale de la Coupe remportée face à l’Etoile. Le jeune Andrea qui n’avait alors que sept ans avait été porté en triomphe par les joueurs victorieux qui dédiaient ce succès à leur entraîneur disparu.

Emporté par une maladie foudroyante, Fabio n’aura pas eu le temps de récolter ce qu’il avait semé au CA. Il aura en tout cas planté les graines d’une génération exemplaire et durablement marqué l’équipe de Bab Djedid et ses ténors. Il restera aussi comme l’un des entraîneurs ayant introduit en Tunisie une nouvelle gestion sportive.

Cinquante ans après sa disparition, Fabio reste vivant dans la mémoire fidèle des clubistes de toutes les générations…

Les funérailles de Fabio

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