« El Ziara » décroche le « Diamant bleu » au 1er Festival de cinéma de...

« El Ziara » décroche le « Diamant bleu » au 1er Festival de cinéma de Saidia au Maroc

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Le réalisateur tunisien Nawfel Saheb-Ettabaa a été honoré lors de la première édition du festival de cinéma de Saidia au Maroc. Son film « El Ziara » (la Visite) a remporté le grand prix « Diamant Bleu » qui récompense le meilleurs film dans la catégorie long-métrage.

La concurrence était rude mais le film tunisien s’est distingué devant quatre autres long-métrages du Maroc, de l’Algérie, de la Belgique et des Pays-Bas. Une distinction bien fêtée lors de cette première édition du festival qui se tient du 25 au 29 août 2015 dans le Royaume.

D’autres films ont été récompensés à l’instar du film marocain « Rif 58-59 » de Tarik El Idrissi qui a eu le prix du meilleur réalisateur ainsi que le film algérien « Harraga Blues » de Moussa Haddad, décrochant le prix du meilleur scénario. Le prix « Orange » du meilleur court-métrage est revenu à Christopher Saber pour son film suisse « Discipline ».

Réalisé en 2014, « El Ziara » est le deuxième long-métrage de Nawfel Saheb-Ettaba. Le scénario, co-écrit avec Tarek Ben Chaabane, raconte l’histoire d’un jeune homme, chauffeur de taxi, appelé Youssef qui se retrouve, en tout hasard, dans une cérémonie de « Stambali ». Il remonte son passé et fait face à son amnésie partielle, d’un événement majeur dans sa vie.

Le personnage principal, interprété par Ghazi Zaghbani, revient vers le passé grâce à une rencontre avec une jeune fille mystérieuse et à travers le lien qu’il établit avec le voisinage d’une maison abandonnée. Un passé plein de souvenirs douloureux avec notamment Am Saad (interprété par Slah Mosbah) qui l’initie au Stambali et à l’exorcisme. Youssef est confronté à une énigme qu’il tend de résoudre en plein Stambali, rituel et musique de tradition africaine. Une fiction qui mérite d’être regardée !

Très critiqué par les observateurs, le réalisateur Nawfel Saheb-Ettabaa a défendu son film à maintes reprises. Il le décrit comme une drame psychologique où « la quête identitaire est révélée au spectateur au travers du prisme qui juxtapose deux états, le rationnel et l’irrationnel ».

A.M

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