Les familles Chourabi et Ketari exigent des réponses

Les familles Chourabi et Ketari exigent des réponses

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Messieurs Chourabi et Ketari | Crédit Elodie Potente
Messieurs Chourabi et Ketari | Webdo | Elodie Potente

Le père de Sofiene Chourabi et celui de Nadhir Ketari étaient présents, ce jeudi 30 avril lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), pour témoigner suite à l’annonce, la veille, de la mort de leurs fils respectifs.

Manque d’implication du gouvernement tunisien

Les deux pères s’accordent sur le manque d’implication et la responsabilité du gouvernement tunisien dans le suivi de l’affaire des deux journalistes tunisiens.

Pour le père de Nadhir Ketari, le gouvernement tunisien n’a pas assumé ses responsabilités, ne tenant pas ses promesses quant à un traitement sérieux de l’affaire.

Quant au père Chourabi, il reproche l’indiscipline des fonctionnaires tunisiens, ajoutant que même le président de la République, Béji Caïd Essebsi, ne peut ordonner à un fonctionnaire de faire quoi que ce soit.

« Les gouvernements n’ont rien fait pour nos enfants », s’indigne-t-il.

Les médias dans le viseur des familles Chourabi et Ketari

Les médias étaient également visés par les pères de Sofiene Chourabi et Nadhir Ketari. L’un leur reprochait leur manque de courage pour la transmission d’informations, ainsi que leur traitement occasionnel de l’affaire ; l’autre blâmait l’instrumentalisation de la mort de leurs enfants, que ce soit par les médias ou les politiciens.

« Nous avons contacté tout le monde, mais nous n’avons eu aucun retour », s’est plaint monsieur Ketari.

Les familles des deux journalistes tunisiens ont appris la mort de leur fils, ce mercredi 29 avril en fin de journée, « au moment où des représentants de forces libyennes de l’Est du pays venaient en visite en Tunisie pour des négociations » ajoute monsieur Chourabi.

L’attente des familles d’une vraie réponse

La détresse est totale pour les deux familles, d’autant plus que le gouvernement tunisien n’a toujours pas officialisé l’exécution des deux journalistes. Leur situation morale et psychologique est « catastrophique » depuis l’annonce de la triste nouvelle par le gouvernement libyen.

« On est arrivé à un stade où l’on reçoit les informations par le biais des médias », se révolte monsieur Chourabi.

Messieurs Chourabi et Ketari souhaitent et demandent vivement qu’on leur dise la vérité dans des délais précis pour éviter une attente interminable et cruelle.

Laure-Hélène Bonenfant

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