Tunis : Les 15 changements entre la version 1 et 2 du gouvernement Essid

Rencontre Essid et Essebsi

Habib Essid, a annoncé finalement, ce lundi 2 février 2015, la nouvelle composition du gouvernement après avoir évité, de facto, le passage au vote de confiance vu les critiques vis-à-vis de la première version de son gouvernement, annoncée le 23 janvier.

Environ 15 changements importants ont été effectués et un seul poste des ministères régaliens a été changé. Un ministère et trois secrétariats d’Etat ont été donnés à Ennahdha. Quant à Afek Tounes, il a raflé trois porte-feuilles de ministre.

  • Ministre des Finances : A la place de Lassâad ZarroukSlim Chaker de Nidaa Tounes.  Il était Secrétaire d’État auprès du ministre du Commerce et du Tourisme, chargé du Tourisme du 17 janvier 2011 au 1er juillet 2011 ensuite ministre de la jeunesse et des sports du 1 juillet au 24 décembre 2011. Il était chargé des programmes économiques et sociaux au sein de Nidaa Tounes.
  • Ministre du Commerce :  Changement du nom du « Ministre du Commerce et de l’artisanat » avec à sa tête Ridha Lahouel à la place de Slim Chaker replacé au ministère des Finances.
  • Ministre du Tourisme et de l’artisanat : Mise à l’écart de Mohsen Hassen, président du bloc parlementaire du parti UPL. Salma Elloumi Rekik, députée Nidaa Tounes et sœur de l’homme d’affaire au même parti Faouzi Elloumi, le remplace.
  • Ministre de l’Education nationale : Mise à l’écart d’Abdelmanef Abderabbou remplacé par Neji Jalloul, ancien membre du bureau exécutif d’Al Jomhouri qu’il a quitté en 2013 pour rejoindre Nidaa Tounes.
  • Ministre de la Femme, de la famille et de l’enfance : Mise à l’écart de Khedija Cherif, l’une des fondatrices de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates. Elle est remplacée par Samira Mariî (membre du comité central d’Afek Tounes et ex-députée à l’ANC du groupe démocratique.
  • Ministre des Affaires religieuses : Mise à l’écart de Laâroussi Mizouri remplacé par Othmane Battikh, ancien mufti de la République de 2008 jusqu’à 2013.
  • Ministre des Technologies, des télécommunications et de l’économie numérique : Noômane Fehri (député Afek Tounes) qui remplace Karim Skik.
  • Ministre de la Formation professionnelle et de l’emploi : Zied Laâdhari, député et porte-parole d’Ennahdha, à la place de Selma Elloumi, replacé au ministère du tourisme.
  • >Ministre de l’Environnement et de l’aménagement du territoire : Nouveau ministère ajouté et c’est Nejib Derouiche, vice-président de l’UPL, Union Patriotique Libre, qui a été désigné pour le diriger. Deouiche est titulaire d’un diplôme d’ingénieur et d’un mastère en Management avec spécialisation en Marketing et Finance. Il est chef exécutif a Smart Bridging Dubai).
Les secrétaires d’Etat

>Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Finances : Boutheina Ben Yaghlane, députée Ennahdha. (Nouveau poste)

>Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur chargé de la sûreté nationale : Rafik Chelli remplace Saâd Derbez
>Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur chargé des collectivités locales : Hedi Mejdoub repmace Ali Trabelsi.

>Secrétaire d’Etat auprès du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, chargé de la coopération internationale : Amel Azzouz remplace Lamia Zeribi
>Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire chargé de l’Habitat : Anis Ghedira (nouveau poste)

>Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la jeunesse et des sports chargé de la jeunesse : Lotfi Terzi remplace Mohamed Jouini.

Le gouvernement Essid plus apte à être validé

Le vote de confiance au gouvernement d’Habib Essid aura lieu, ce mercredi 4 février  au Bardo à partir de 10h du matin.

Conformément à la constitution, le nouveau gouvernement, formé par Habib Essid, devra obtenir la confiance de la majorité absolue, c’est-à-dire 109 voix minimum, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et ce après avoir présenté un bref exposé de son programme devant les membres de l’ARP (Assemblée des représentants du peuple).

Contrairement à la première composition, cette fois-ci, avec les 86 sièges de Nidaa Tounes, 69 du parti Ennahdha, les 16 de l’UPL et les 8 de Afek Tounes, M. Essid pourrait avoir déjà 179 votes minimum, assurant ainsi la validation de son gouvernement au parlement.

Habib Essid a été désigné le 5 janvier dernier par le parti Nidaa Tounes, vainqueur des législatives du 26 octobre 2014, pour former le nouveau gouvernement.

 

 

 

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