Une députée européenne demande une investigation sur « l’agression policière » de Hela Boujneh

marietje schaake
La députée, des Pays-Bas, au Parlement européen Marietje Schaake. Crédit Photo : Compte Twitter

L’affaire Hela Boujneh, cette jeune militante associative qui aurait subi une agression policière à Sousse dans la nuit du 24 au 25 août, est parvenue jusqu’au Parlement européen.

Le centre des droits de l’homme et du droit humanitaire, qui travaille en étroite collaboration avec le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture Juan E. Méndez, a twetté l’article de la députée Marietje Schaake

La députée Schaake, du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, a interpellé par écrit hier 28 août la vice-présidente de l’Union européenne UE) Catherine Ashton, la Haute représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères, pour l’alerter du cas de la militante Boujnah qui aurait été agressée par la police :

« La haute représentante, vice-présidente est-elle au courant de ce cas, et comment l’évalue-t-elle ? La haute représentante,vice-présidente voit-elle un motif à cette arrestation ?
La haute-représentante/vice-présidente est-elle d’accord avec le fait que Mme Boujneh devrait avoir accès à un avocat et à un procès équitable et que toute forme de mauvais traitement ou d’abus de la part de la police tunisienne que ce soit en prison ou hors de la prison est inacceptable et doit faire l’objet d’une investigation en bonne et due forme et indépendante pour que les coupables puissent être tenus responsables de leurs actes ?
Quelle action a entrepris le Service européen pour l’action extérieure et/ou la haute-représentante/vice-présidente par rapport à ce cas et que compte faire dans le futur le Service européen pour l’action extérieure et/ou la haute-représentante/vice-présidente, en particulier pour s’assurer que Mme Boujneh ait accès à un avocat et à un procès équitable ? »

Rappelons que Hela Boujneh, qui n’a effectivement pas eu accès à un avocat pendant la nuit qu’elle a passée au commissariat, a été libérée le lundi 25 août au matin. Elle est aujourd’hui défendue par Me Rached Barkache.

Ce dernier nous déclare qu’il n’a toujours pas accès au dossier. et qu’il ne connait pas encore les charges précises pesant contre sa cliente.

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