Halima Maalej, tante du soldat disparu : «Son dernier contact a été...

Halima Maalej, tante du soldat disparu : «Son dernier contact a été avec son père»

Par -

Halima MaalejMISE A JOUR – Halima Maalej, tante de Walid Ben Abdallah, le militaire porté disparu, suite à l’embuscade terroriste du 16 juillet 2014, nous a confirmé que son neveu a été retrouvé mort.

« On vient de nous annoncer que le corps de Walid a été retrouvé », nous a-t-elle déclaré.

Encore sous le choc de cette terrible nouvelle, Halima Maalej n’avait pu nous donner d’autres détails concernant la mort de son neveu dont elle nous avait dressé un portrait quelques heures plus tôt.

Le soldat disparu depuis l’attaque terroristes contre les militaires à Chambi s’est avéré être le neveu de l’ex-dirigeante de la fameuse Ligue de protection de la révolution connue pour son extrémisme. Nous avions contacté Mme Maalej pour en savoir plus

«Il a été enlevé. C’est ce qu’ont affirmé trois militaires blessés dans l’attaque terroriste», précise sa tante Halima Maalej.

D’après elle, le dernier contact du soldat Ben Abdallah a été ce mercredi 16 juillet avec son père.

« Aujourd’hui, on ignore tout de ce qui lui est advenu. La dernière fois qu’il a appelé, c’était le matin de la tragédie. Il a appelé son père, comme il avait l’habitude de le faire de temps à autre. Il venait de reprendre deux jours auparavant après un congé de quelques jours qu’il a passé auprès de sa famille».

D’après Mme Maalej, Walid, âgé de 24 ans, habitait El Menzah 8 (Gouvernorat de l’Ariana). Il était coiffeur avant d’intégrer l’Armée. Il avait même un diplôme de coiffure, affirme-t-elle. «sauf qu’à l’âge de 19 ans, il a décidé de tout laisser tomber pour s’engager…»

Sans nouvelles depuis la tragédie, Halima Maalej trahit une certaine effervescence, celle de l’attente, celle aussi d’être confrontée à une vague de rumeurs concernant le sort de son neveu. Rumeurs dont elle doit faire face avec le reste de la famille.

«Les autorités, l’Armée, le ministère de la Défense, nous ont demandés de ne croire personne ni écouter des rumeurs pouvant nous altérer alors que nous vivons dans une tension extrême. Ils nous ont bien signalés que nous serons informés les premiers en cas de nouveaux éléments… Voilà, on attend !»

La tristesse est palpable, la tension également. Dans son récit, Halima Maalej ne manque pas l’occasion de vanter les mérites du fils de son frère «qui a su choisir sa voie», dit-elle fièrement. Au passage, elle ne manque pas aussi d’égratigner tous ceux qui instrumentalisent ce genre d’événements tragiques.

Commentaires:

Lisez Aussi Sur Webdo