Un ancien comptable de l’ambassade de Tunisie en Suisse jugé pour le meurtre atroce de sa femme

Immeuble-Fribourg
Le Tunisien avait tué sa femme dans cet immeuble. (crédit photo : Le Matin / Charly Rappo/arkive.ch)

Le procès d’un ancien comptable de l’ambassade de Tunisie en Suisse, accusé du meurtre de sa femme, en avril 2010, s’est ouvert, aujourd’hui, devant le Tribunal du district de la Sarine (ouest de la Suisse).

Âgé de 47 ans, et présenté comme souffrant de trouble de la personnalité par les experts psychiatres, le meurtrier avait reconnu au préalable son crime avant d’affirmer qu’il a des troubles de mémoire, a rapporté le journal suisse Le Matin.

D’après les résultats de l’enquête, l’ancien comptable, sans travail à l’époque, souffrait de dépression. Séparé de sa femme, de sept ans sa cadette, depuis quelques semaines, il s’était vengé d’elle d’une manière atroce dans leur appartement du quartier du Schönberg, à Fribourg.

Selon les éléments de l’enquête, il l’aurait bâillonnée et attachée au pied du lit avant de la violer et d’uriner sur elle. Sa folie criminelle ne s’arrêtera pas là : il plante 15 coups de couteau dans le dos de sa femme, lui tire dans le visage avec un pistolet soft-air, l’étrangle et lui tranche la gorge.

«Je suis socialiste, laïc, sentimental, pas jaloux, et respectueux des droits de l’Homme. J’étais considéré comme un sage», s’est permis de déclarer le meurtrier, devant le Tribunal, a indiqué la version suisse du journal 20minutes.

Ancien comptable de l’ambassade de Tunisie à Berne, il se croyait suivi par des agents du régime de Zine El Abidine Ben Ali, et assurait que sa femme risquait d’être enlevée pour être revendue.

Tantôt décrite comme «un ange, une fleur très fragile», tantôt qualifiée de «malade psychiatrique», il reproche à sa femme «une rupture» inexpliquée, outre le fait de ne pas savoir cuisiner du couscous. D’ailleurs, a-t-il soutenu, elle nourrissait mal leurs deux filles.

Âgées, aujourd’hui, de 12 et 15 ans, les deux jeunes filles, au moment des faits, jouaient aux alentours de l’immeuble où se trouve l’appartement familial. La nuit, elles avaient rejoint leurs lits sans savoir que le corps de leur mère croupissait tout près d’elles, leur père leur ayant fait savoir qu’elle était partie, avant de prétendre qu’elle était hospitalisée.

Continuant, malgré tout, à visiter leur père en prison, les deux jeunes filles n’assisteront pas à son procès qui se poursuivra dans les prochains jours, et à l’issue duquel il risque de se voir condamner à la prison à vie.

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