Le billet de Hatem Bourial – Je pense donc tu suis

Le billet de Hatem Bourial – Je pense donc tu suis

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Ils sont drôles les politicards de bric et de broc qui squattent télés et radios (avec la complicité et la passivité de ceux qui les invitent).

Du matin au soir, il pérorent à tout va pour nous dire ce qu’il faut penser. Comme s’ils se considéraient nos directeurs de conscience.

«Je pense donc tu suis» : telle semble être leur devise. Et encore car cela signifierait que, par charité, nous considérons que ces roseaux au destin de feuilles mortes poussées par le vent pensent bel et bien.

Quand je les écoute, j’en ai des crises d’urticaire. Au fil des conneries qu’ils débitent, j’ai fini par me convaincre que le plus grand regret de Zinochet est probablement de ne pas leur avoir donné la parole avant.

Je vous assure que je me demande comment on a pu opprimer des débiles pareils, leur confisquer la parole et leur donner une stature d’opposants, de dissidents voire de révolutionnaires qui prennent le train en marche.

Aurions-nous les politiciens les plus cocasses du monde ? Je ne suis pas loin de le penser. C’est d’ailleurs un signe de la débilité profonde du système Zaba de ne pas avoir inclus des charlots pareils qui auraient amplement mérité de participer au karakouz auquel nous venons d’échapper.

Un seul constat suffit : ils sont une centaine de partis à s’affronter mais seuls les islamistes se font clairement entendre et comprendre. Drôle de jeu pervers qui consiste à s’approprier la parole du peuple pour faire — par défaut — le lit des intégrismes.

De quoi ces partis sont-ils représentatifs ? De pas grand chose. Et d’ailleurs, nous attendons encore leurs projets pour la future constitution sans rien voir venir.

Oseraient-ils croire que nous allons voter pour leurs beaux yeux ou leurs belles paroles ? Pousseraient-ils le culot jusqu’à penser que leur platitude et leurs manigances n’ont pas été démasquées ? Ces pantins dérisoires se verraient-ils en sauveurs de la nation alors qu’ils ne sont que de vulgaires coureurs de strapontins et autres aventuriers sur des échiquiers qui les dépassent ?

Assez de ces pitoyables pantalonnades ! Pensez ce que vous voulez, rares seront ceux qui vous suivront. Et, surtout, ayez la pudeur de vous taire car ces quelques mois à vous subir vous ont largement disqualifiés à nos yeux.

«Je pense donc tu suis», «Je parle donc tu te tais», «Je me sacrifie donc tu votes pour moi» : autant d’attitudes courantes aujourd’hui, autant de postures douteuses aux inquiétants relents d’ancien régime.
C’est terrible mais la pensée unique est bien d’être morte…

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