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Le sort de Moncef Bey

par webdo.tn
mardi 4 septembre 2018 10:02
dans Tunis-Hebdo
Le sort de Moncef Bey

Notre confrère, et ami, l’érudit Moncef Charfeddine, a publié dans les deux précédents numéros de Tunis-Hebdo deux articles consécutifs. Le premier réservé à la déposition de feu Moncef Bey (1881-1948), l’autre à son exil et à son installation, dans un premier temps, au Sahara algérien du fait qu’il avait fermement refusé l’abdication que lui ordonna le général Juin.

Le second à propos de son renoncement – sur les conseils de son frère – de s’enfuir de la ville de Pau vers Le Caire, à l’image de ce qu’a réussi le grand patriote et guerrier maghrébin Abdelkader.

Pour ma part, laissez-moi vous narrer – comme le souhaitent plusieurs de nos lecteurs – son assassinat en France. Car sa mort, selon différents témoignages crédibles, a été une élimination pure et simple…

C’est là le souhait de plus d’un de nos lecteurs qui m’ont questionné, pertinemment, à propos des circonstances exactes du décès du «bey du peuple», Sidi Moncef. Voici ce qui m’a été rapporté et je suis convaincu de la crédibilité de ces propos. C’est qu’il a été bel et bien assassiné à Pau, en France.

Il s’agit de la seconde ville de son exil après avoir effectué un séjour de quelques semaines à Ténès, en Algérie et à partir de laquelle il a fait remettre au résident général sa démission qu’il avait refusée, dans un premier temps, de signer à Hammam-Lif.

Moncef Bey (qui n’a régné que du 19 juin 1941 au 14 mai 1943) souffrait, certes, d’une maladie chronique, mais il se soignait régulièrement. Il était assez bien portant, du reste, dans l’ensemble malgré son léger embonpoint. Il était, de plus, un tant soit peu malentendant. Par ailleurs, il n’a jamais pris, auparavant, l’avion, sa vie durant, jusqu’au jour de son exil au Sahara algérien, dans la ville de Laghouat.

Ahmed Ben Salah – devenu sous Bourguiba un super ministre – alors jeune militant, jouait, à l’époque, le rôle, en quelque sorte, de son secrétaire particulier. Il était, aussi, le précepteur de sa fille. Le roi du peuple vivait, quant à lui, au milieu de tous les membres de sa famille restreinte. A noter que Ben Salah a failli s’allier, pour de bon, avec une jeune fille issue de la famille beylicale. Et c’est l’un de ses amis qui le dissuada de s’embarquer dans une pareille aventure. Il lui téléphona, de nuit, tout affolé : «Viens vite, viens voir, «ta promise» est en train de danser dans un night-club !»

Pendant ce temps, un groupe de Néo-Destouriens s’affairait aux préparatifs de l’évasion vers Le Caire de ce bey, dépossédé injustement de sa couronne, alors qu’il n’a jamais collaboré avec l’Axe, chose reconnue par le maréchal Juin lui-même. Toutefois, peut-on lui reprocher de n’avoir pas assez protégé les Juifs de Tunisie comme l’a fait Mohamed V au Maroc et faire éviter aux colons français des maltraitances subies de la part de certains de ses sujets ? N’est-il pas le «protecteur des Juifs» et le défenseur des opprimés ?

Au sujet du projet d’évasion, il s’agissait de tenter de réussir le même coup que celui du héros du Rif marocain, Abdelkader. Les renseignements français ont-ils deviné ou ont-il eu vent de ce «manège» ? Permettez-moi de rendre hommage aux quatre instigateurs de cette tentative manquée qui ont fait honneur à leur souverain et à leur pays. Il s’agit des jeunes Hédi Djellouli, Béchir Ben M’rad, Lamine Bellagha et Mondher Ben Ammar.

Toujours est-il qu’un matin, vers dix heures, Sidi Moncef, après avoir reçu une injection du toubib mis à sa disposition, se sentit très mal. Il alla, alors, s’allonger et fit appel aux membres de sa petite famille, son épouse Beya Arbia en tête : «Venez, venez vite m’entourer», lança-il. «Embrassez-moi tous un à un sur la joue ! Je vais mourir. Ils viennent de m’empoisonner…» C’est ce qu’ils firent, l’un après l’autre, grands et petits. Quelques instants après, le «bey du peuple» s’est éteint en terre étrangère. Le toubib aurait caché dans sa sacoche les éléments de sa culpabilité.

Son petit-fils, à l’âge très avancé, s’est déplacé, il y a de cela quelques mois, jusqu’à la télé «El hiwar el tounsi» où dans l’émission «Malam youkal», a solennellement reconnu que son grand-père, Sidi Moncef, a été bel et bien assassiné. D’ailleurs, plusieurs faits concordants sont venus confirmer cette thèse macabre et digne d’un autre âge.

La dépouille du souverain des Tunisiens a été ramenée à bord d’un destroyer de Toulon au port de la capitale. Et de crainte des graves manifestations et des débordements que pouvait, inévitablement, provoquer la vue de son corbillard à travers les quartiers de Tunis, il ne fut pas exposé à un dernier hommage public, comme le veut la tradition, ni ramené au palais d’Hammam-Lif, la demeure officielle beylicale.

Du port de La Goulette, le cercueil fut amené directement au cimetière d’El Jallaz où Sidi Moncef a été inhumé, le 6 septembre 1948, parmi ses défunts sujets et cela selon son propre vœu…

Une foule immense a suivi, à Tunis, son corbillard. A noter que plusieurs manifestations de protestations ont eu lieu, quand même, à travers le pays dont une des plus conséquentes à Sousse où il y a eu de la casse de plusieurs biens appartenant surtout aux étrangers européens et aux Juifs.

L’assassinat de Moncef Bey est à considérer, à juste titre, comme étant le déclic de l’insurrection libératrice de notre pays.
M’hamed BEN YOUSSEF
Tunis-Hebdo du 03/09/2018

Tags: guerre

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