La Tunisie quitte déjà la Coupe du monde 2026. Battus lourdement par la Suède (5-1) puis par le Japon (4-0), les Aigles de Carthage sont éliminés après seulement deux journées de compétition. Arrivé dans l’urgence pour remplacer Sabri Lamouchi, Hervé Renard n’a pas réussi à enrayer la chute d’une sélection en grande difficulté.
Après la défaite face au Japon à Monterrey, le sélectionneur français a reconnu l’ampleur du chantier tout en appelant ses joueurs à préserver leur dignité lors du dernier rendez-vous contre les Pays-Bas.
Une mission impossible pour Renard
Nommé quelques jours seulement avant le deuxième match du Mondial, Hervé Renard a hérité d’une équipe profondément fragilisée par la correction subie contre la Suède.
Le technicien français espérait provoquer une réaction psychologique et insuffler un nouvel état d’esprit à un groupe touché moralement. Mais face au Japon, la Tunisie a une nouvelle fois affiché ses limites, notamment sur le plan défensif.
« On espérait une réaction plus importante, mais le score reflète la différence entre les deux équipes », a reconnu le sélectionneur.
Renard a également pointé un manque d’agressivité et de solidité collective, estimant que son équipe avait été incapable de rivaliser avec l’intensité imposée par les Japonais.
« Nous n’avons pas le niveau de la Coupe du monde »
Le constat le plus dur est venu du capitaine Elyès Skhiri.
Sans chercher d’excuses, le milieu tunisien a estimé que les Aigles de Carthage n’avaient tout simplement pas affiché le niveau requis pour évoluer dans une compétition mondiale.
Après deux rencontres, la Tunisie a encaissé neuf buts et n’a jamais semblé en mesure de rivaliser avec ses adversaires. Une réalité qui nourrit déjà un vaste débat sur l’état du football tunisien et la nécessité d’engager des réformes profondes.
Une dernière bataille pour l’honneur
Malgré l’élimination, un dernier match attend la Tunisie face aux Pays-Bas, l’une des équipes les plus impressionnantes du groupe.
Conscient du risque de démobilisation, Hervé Renard refuse toutefois de considérer cette rencontre comme une formalité.
« Même si on est éliminés, il reste un troisième match et c’est un match de Coupe du monde. On représente une nation. Il faut assumer nos responsabilités et être professionnels jusqu’au bout. On est là pour sauver notre fierté », a insisté le technicien français.
Pour les Aigles de Carthage, l’objectif n’est plus la qualification mais la préservation de leur image après deux lourdes défaites qui ont profondément marqué les supporters tunisiens.
L’après-Mondial déjà dans toutes les têtes
Au-delà du rendez-vous contre les Néerlandais, les regards se tournent déjà vers l’avenir.
Les déclarations des cadres de la sélection, notamment celles d’Elyès Skhiri, traduisent une prise de conscience des difficultés structurelles du football tunisien. Formation, préparation, stabilité technique et projet sportif figurent parmi les principaux chantiers évoqués.
La Coupe du monde 2026 pourrait ainsi laisser un héritage douloureux sur le plan sportif, mais également servir de point de départ à une réflexion plus large sur l’avenir des Aigles de Carthage.
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— قنوات الكاس (@AlkassTVSports) June 21, 2026
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