Le dossier de la Jeunesse Sportive Kairouanaise ne devrait finalement pas perturber le coup d’envoi de la Ligue 1 2026-2027. Saisie par le club kairouanais, la Fédération Tunisienne de Football a rejeté la demande visant à accélérer l’examen de la requête devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Le recours n’est donc pas abandonné, mais il suivra la procédure ordinaire, qui pourrait s’étaler sur plusieurs mois.
Le scénario de l’urgence écarté
Le dossier de la JS Kairouanaise avait pris une nouvelle dimension avec la saisine du TAS, alors que le championnat doit débuter ce week-end. L’enjeu était précisément le calendrier : le club cherchait à obtenir un examen accéléré de sa requête afin qu’une éventuelle décision puisse intervenir avant le démarrage de la compétition. Cette perspective vient d’être écartée.
Après examen de la demande adressée au TAS, le bureau fédéral a décidé de ne pas accepter la procédure d’urgence. La requête de la JS Kairouanaise devra donc suivre le circuit habituel devant l’instance arbitrale sportive internationale.
Une décision qui éloigne, au moins à court terme, le risque de voir le calendrier de la Ligue 1 suspendu par ce contentieux.
Un recours toujours vivant
Il faut toutefois éviter une confusion importante : la FTF n’a pas tranché le fond du recours de la JS Kairouanaise. Le club conserve sa démarche devant le TAS, mais celle-ci ne bénéficiera pas d’un traitement accéléré. Le différend n’est donc pas réglé. Il change simplement de temporalité.
C’est une distinction essentielle, car le rejet de la demande d’urgence ne signifie ni que la JS Kairouanaise a perdu son recours sur le fond, ni que les arguments avancés par le club ont été définitivement écartés.
Le championnat peut commencer
Sur le plan sportif, la conséquence est en revanche beaucoup plus immédiate. La première journée de la Ligue 1 2026-2027 pourra se dérouler ce week-end comme prévu, sans attendre une éventuelle décision du TAS. Le calendrier sportif échappe ainsi, pour l’instant, au contentieux engagé par le club kairouanais.
Cette décision permet à la Fédération de préserver le démarrage de la compétition, mais elle ne fait pas disparaître le problème juridique à l’origine du recours.
C’est probablement le principal enseignement de ce nouvel épisode. Il y a quelques jours encore, le dossier de la JS Kairouanaise faisait peser une incertitude sur les derniers jours précédant la reprise.
Reste une question : si le TAS devait finalement donner raison à la JS Kairouanaise plusieurs semaines ou plusieurs mois après le début de la saison, quelles seraient les conséquences sur une compétition déjà engagée ?
C’est là que le dossier pourrait rebondir. Pour l’instant, toutefois, le coup d’envoi de la Ligue 1 est maintenu et le contentieux kairouanais est renvoyé au temps long de la procédure arbitrale.
Reléguée à l’issue de la saison dernière, la JS Kairouanaise conteste le classement final et estime que certaines décisions auraient dû entraîner des sanctions susceptibles d’en modifier l’issue.
Au centre de son argumentation figure notamment le cas du Club Athlétique Bizertin. La JSK considère que le CAB aurait dû faire l’objet d’un retrait de points. Une telle sanction, si elle avait été prononcée, aurait pu modifier la hiérarchie finale et peser directement sur la lutte pour le maintien.
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