Un nul qui ressemble à un simple résultat de début de campagne peut parfois prendre une autre dimension lorsqu’on regarde le classement avant même que la compétition ne commence vraiment. Le 1-1 concédé jeudi soir à Radès face à l’Ouganda n’est pas encore une alerte rouge pour la Tunisie. Mais dans ce groupe H si particulier, il constitue déjà un rendez-vous manqué.
La raison est simple : l’Ouganda, coorganisateur de la CAN 2027 avec le Kenya et la Tanzanie, est automatiquement qualifié pour la phase finale. Dans ce groupe, il n’y a donc pas deux billets à distribuer, comme dans les autres poules : une seule sélection parmi la Tunisie, la Libye et le Botswana rejoindra l’Ouganda à la CAN 2027.
C’est ce qui donne au match de Radès une portée particulière. La Tunisie recevait une équipe qui n’avait pas à jouer sa qualification, tout en sachant que ses véritables concurrents allaient s’affronter dans l’autre rencontre de la soirée. Et Libye-Botswana s’est également soldé par un nul, 2-2. Au terme de cette première journée, les trois prétendants au billet comptent donc chacun un point.
Sur le terrain, les Aigles de Carthage avaient pourtant pris les devants. Adem Arous a ouvert le score avant que Rogers Mato n’égalise à la 68e minute. La Tunisie a ensuite poussé pour reprendre l’avantage, sans parvenir à concrétiser ses dernières opportunités.
Ce résultat ne condamne évidemment rien. Mais il réduit déjà la marge de manœuvre. Et surtout, il oblige la Tunisie à regarder différemment son prochain rendez-vous : le Botswana, lundi à Radès.
Car le véritable championnat de la Tunisie commence maintenant. L’Ouganda peut avancer dans cette campagne avec la qualification déjà acquise. Pour les trois autres sélections, chaque confrontation directe aura en revanche une valeur considérable. Les six journées sont organisées en aller-retour, avec les deux dernières prévues en mars 2027.
Le premier match de Mouine Chaâbani sur le banc tunisien n’a donc pas livré le départ espéré. Il n’a pas non plus apporté de réponse définitive sur cette nouvelle Tunisie. Il a surtout rappelé une réalité que le statut de favori historique du groupe ne change pas : dans une poule où un seul billet est disponible, les points abandonnés à domicile peuvent coûter beaucoup plus cher qu’un simple match nul.
Lundi, face au Botswana, la Tunisie aura l’occasion de remettre sa campagne sur les rails. Cette fois, il ne s’agira déjà plus seulement de bien commencer. Il faudra commencer à prendre de l’avance.
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