La sélection tunisienne s’apprête à disputer la Coupe d’Afrique des Nations 2026 au Rwanda avec l’ambition de renouer avec les sommets continentaux. Après plusieurs éditions sans titre, les Aigles de Carthage abordent ce tournoi dans un contexte de transition, entre renouvellement d’effectif et concurrence africaine renforcée.
La Tunisie entame la 27e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de handball, organisée du 21 au 31 janvier au Rwanda, avec un objectif clair : remettre la main sur un trophée qui lui échappe depuis 2018. La sélection nationale veut mettre un terme à cette période de disette, dans un contexte où l’équilibre des forces sur le continent a profondément évolué.
Le tournoi, organisé pour la première fois en Afrique de l’Est, place la Tunisie dans le groupe C, aux côtés du Cameroun, de la Guinée et du Kenya.
Une phase de groupes à bien négocier
Le Sept tunisien entamera sa campagne face au Cameroun, avant d’enchaîner contre la Guinée puis de conclure le premier tour face au Kenya. Les deux premières équipes de chaque groupe accéderont aux quarts de finale, tandis que les autres seront reversées dans les matches de classement.
Au-delà du titre continental, l’enjeu est aussi mondial : les cinq meilleures sélections du tournoi décrocheront leur qualification directe pour le Championnat du monde 2027 en Allemagne.
- 21 janvier à 14h00 : Tunisie – Cameroun
- 22 janvier à 18h00 : Tunisie – Guinée
- 24 janvier à 16h00 : Tunisie – Kenya
Un géant historique en quête de confirmation
Avec dix sacres africains, la Tunisie demeure la nation la plus titrée du continent. Mais la dynamique récente est moins flatteuse : finaliste en 2020 en Tunisie, puis quatrième et troisième lors des deux dernières éditions, elle a vu l’Égypte imposer une domination de plus en plus nette, revenant à une longueur seulement au palmarès.
Malgré un record de 25 présences sur le podium depuis la création de la compétition en 1974, la sélection tunisienne a pris conscience que son statut historique ne suffit plus à garantir sa suprématie.
L’Égypte apparaît comme le principal favori, forte d’un effectif largement composé de professionnels évoluant en Europe. L’Algérie et le Maroc restent également des adversaires solides, tandis que plusieurs sélections ont considérablement élevé leur niveau ces dernières années.
Le Cap-Vert, récent finaliste continental, mais aussi l’Angola, le Gabon, le Congo et le Cameroun incarnent cette nouvelle vague qui rend chaque parcours beaucoup plus incertain et chaque match potentiellement piège.
Un effectif remanié et des absences lourdes
La Tunisie devra composer sans deux éléments majeurs : Mohamed Amine Darmoul, gravement blessé au genou, et Wajdi Khouaja, également forfait après une blessure sérieuse. Ces absences privent l’équipe de deux piliers importants et ont contraint le staff à ajuster ses choix.
Cette CAN marque aussi une phase de transition assumée, avec l’absence de plusieurs cadres du dernier Mondial et l’intégration de neuf nouveaux joueurs, signe d’un passage de témoin entre générations.
Malgré ce renouvellement, la sélection conserve une ossature expérimentée autour de joueurs comme le capitaine Bilel Abdelli, le gardien Mehdi Harbaoui, Ghassen Toumi, Mohamed Ridha Frad ou encore Anouar Ben Abdallah, seul survivant du sacre de 2018. Plusieurs joueurs s’apprêtent en revanche à disputer leur première CAN, incarnant cette volonté de construire progressivement un nouveau cycle compétitif.
La Tunisie a entamé très tôt sa montée en puissance, à travers plusieurs stages et tournois internationaux. Après un tournoi remporté à Grombalia à l’automne, puis un regroupement à Hammamet, la dernière répétition générale a eu lieu en Espagne en janvier. Ce tournoi a permis d’affiner les réglages, malgré un bilan sportif contrasté.
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