En janvier 2014, la chambre de partenariat euro-afrique de Belgique et le gouvernorat de Mahdia signaient un accord-cadre ambitieux : un port de plaisance à la Sebkha Ben Ghayadha, des hôtels, des villas haut standing, le plus grand complexe médical du pays. Coût annoncé : 4 milliards de dinars. Le projet n’a jamais démarré.
Douze ans plus tard, la Tunisie remet le dossier sur la table — avec un cadre institutionnel différent et une échéance concrète. Mercredi 20 mai, le projet d’aménagement de Ben Ghayadha sera présenté officiellement au Salon international du bâtiment et de la construction « Carthage 2026 », au Parc des expositions du Kram, dans le pavillon du gouvernorat de Mahdia.
Une présentation officielle au Salon « Carthage 2026 »
Ce n’est plus une chambre de commerce belge qui porte le projet, mais un dispositif public structuré : l’Instance générale du partenariat public-privé, la Caisse des dépôts et consignations, le gouvernorat de Mahdia et la société Sibag y sont associés, dans le cadre d’un programme d’assistance technique destiné à accompagner l’État dans le choix d’un partenaire stratégique privé.
La présentation au salon vise à dévoiler les grandes orientations du schéma directeur et à attirer investisseurs, opérateurs économiques et partenaires institutionnels. Des conférences thématiques et des sessions de networking sont prévues en marge de l’événement.
142 hectares à transformer au sud de Mahdia
Le projet Sebkha Ben Ghayadha s’étend sur 142 hectares sur la côte sud-ouest de la ville. Il s’inscrit dans le Programme national des villes intelligentes et durables et repose sur une logique de développement intégré : zones résidentielles et touristiques haut de gamme, marina et activités nautiques, espaces culturels et de loisirs, mobilité durable et multimodale.
La dimension environnementale est aussi centrale : protection du lac et du littoral, réhabilitation du site historique de Borj Erra’s. L’objectif affiché est de faire de Ben Ghayadha un pôle concurrentiel à l’échelle du bassin méditerranéen.
Un calendrier désormais fixé
Contrairement à 2014, des jalons officiels existent. Un appel à manifestation d’intérêt auprès d’investisseurs internationaux est attendu d’ici août 2026. Le démarrage des travaux est envisagé pour début 2027, selon les engagements pris devant l’Assemblée des représentants du peuple. Ce que la première tentative n’avait jamais eu : une feuille de route.
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