Longtemps associées aux repas festifs et aux tables relativement coûteuses, les crevettes pourraient bien devenir plus accessibles aux ménages tunisiens. Sur certains étals, les prix descendent jusqu’à 7 dinars le kilogramme, avec des calibres jugés intéressants, tandis que l’abondance de l’offre attire l’attention des consommateurs. Une évolution qui remet ce produit de la mer à la portée de budgets plus modestes, à l’approche de la saison de pêche automnale.
La présence de quantités importantes de crevettes sur les étals et les prix particulièrement accessibles rapportés sur certains marchés contrastent avec l’image d’un produit souvent considéré comme relativement cher. À 7 dinars le kilogramme, les crevettes, ou chevrettes plus communément en Tunisie, deviennent une option plus abordable pour les familles qui souhaitent diversifier leurs repas sans alourdir leur budget alimentaire.
Une offre abondante qui change la donne
Les relevés de prix réalisés ces derniers mois illustrent l’écart entre les tarifs observés selon les périodes et les lieux de vente. À Sfax, les crevettes étaient proposées à 20 dinars le kilogramme le 26 août 2026, puis à 12 dinars le 15 septembre et à 14 dinars le 7 octobre, selon plusieurs reportages. Le tarif de 7 dinars rapporté sur certains étals représente donc un niveau particulièrement bas par rapport à ces relevés, même si les produits et les conditions de vente doivent être comparables pour mesurer précisément cette différence.
Cette accessibilité peut modifier les habitudes de consommation. Un produit qui figurait davantage parmi les achats occasionnels peut plus facilement intégrer les repas ordinaires, notamment lorsque les prix permettent d’en acheter des quantités suffisantes pour plusieurs personnes. Pour les consommateurs, l’intérêt est double : profiter d’un produit apprécié et diversifier leur alimentation sans nécessairement réserver cet achat aux grandes occasions.
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Le calendrier de la pêche constitue un élément important pour comprendre l’évolution de l’offre. La pêche de la crevette dans le golfe de Gabès, principal bassin crevettier du pays, est notamment autorisée du 15 mai à la fin juin, puis du 16 octobre au 30 novembre. Le retour de cette seconde période autorisée peut contribuer à l’approvisionnement des marchés et à une disponibilité accrue du produit.
Toutefois, l’abondance observée sur les étals ne suffit pas, à elle seule, à établir que la saison de pêche explique intégralement la baisse des prix. Les volumes débarqués, la demande, les circuits de distribution et les différences de calibre peuvent également peser sur les tarifs pratiqués.
La saison de pêche favorise-t-elle cette baisse des prix ?
Si les prix proches de 7 dinars le kilogramme se maintiennent et concernent des crevettes de calibre intéressant, ils pourraient représenter une véritable occasion pour les consommateurs. Cette évolution rappelle surtout que le prix des produits de la mer peut varier sensiblement en fonction de la disponibilité et des conditions du marché.
Pour les ménages, le constat est simple : lorsque l’offre augmente et que les prix diminuent, un produit habituellement perçu comme relativement coûteux devient plus accessible. Reste à savoir si ces tarifs particulièrement bas se généraliseront à davantage de marchés ou s’ils resteront limités à certains étals.