Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 prévoit une révision des droits de consommation appliqués aux boissons alcoolisées en Tunisie. Inscrite à l’article 24 du projet, la mesure concerne la bière, le vin et les spiritueux, avec des prélèvements fixés selon la catégorie de produit. Les recettes supplémentaires attendues doivent alimenter le compte destiné à la diversification des sources de financement de la sécurité sociale.
Selon les dispositions rapportées du projet de loi, le droit de consommation applicable à la bière serait fixé à 0,03 dinar par centilitre, soit l’équivalent de 3 dinars par litre. Pour le vin, le montant prévu serait de 3 dinars par litre.
Des droits de consommation différenciés selon les boissons
Pour l’alcool éthylique non dénaturé, les eaux-de-vie et les boissons spiritueuses relevant de la position tarifaire 22.08, le texte prévoit un droit de consommation de 100 %, auquel correspond également un montant de 10 dinars par unité dans le tableau tarifaire. L’application exacte de ce barème dépend de la catégorie et des modalités prévues par le texte.
Ces dispositions figurent dans le projet de loi de finances pour 2027, dont les mesures fiscales ont été rapportées le 15 octobre 2026 par plusieurs médias tunisiens, sur la base du document transmis à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP). Elles restent soumises à la procédure d’adoption législative.
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La révision des droits sur les boissons alcoolisées s’inscrit dans les mesures proposées pour renforcer les ressources du compte de diversification des sources de financement de la sécurité sociale. Le projet prévoit également d’autres prélèvements destinés au même objectif.
Les recettes destinées au financement de la sécurité sociale
Parmi ces mesures figure le relèvement du droit de timbre sur les voyages à l’étranger, qui passerait de 60 à 80 dinars. Le texte propose par ailleurs de porter de 40 % à 60 % le taux de la taxe sur les jeux, les concours et les paris.
À ce stade, les nouveaux droits de consommation sur les boissons alcoolisées constituent donc des mesures proposées et non des dispositions définitivement entrées en vigueur. Leur incidence sur les prix de vente dépendra des modalités retenues dans le texte final ainsi que de la répercussion éventuelle de la charge fiscale par les opérateurs économiques. Les montants prévus ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer l’évolution du prix payé par le consommateur pour chaque bouteille.