La Tunisie et l’Italie cherchent à consolider leur coopération dans le secteur automobile à travers une série d’initiatives économiques prévues dans les prochaines semaines. Une réunion organisée entre l’ambassade de Tunisie à Rome et l’Association nationale italienne de l’industrie automobile (ANFIA) a permis d’examiner de nouvelles pistes de partenariat industriel et d’investissement. Cette dynamique intervient à l’approche de deux forums économiques tuniso-italiens programmés fin juin en Tunisie.
Les échanges ont réuni le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade de Tunisie en Italie, Mohamed Hédi Chihaoui, et le directeur général de l’ANFIA, Gianmarco Giorda. Les discussions ont principalement porté sur la participation de l’organisation italienne au Forum des affaires tuniso-italien ainsi qu’au Forum tunisien de l’investissement, prévus les 24, 25 et 26 juin 2026.
L’ANFIA intéressée par les opportunités tunisiennes
L’Association nationale italienne de l’industrie automobile, qui rassemble plus de 550 entreprises du secteur, dont plusieurs grands groupes italiens et internationaux, a manifesté son intérêt pour ces rendez-vous économiques destinés à renforcer les échanges entre industriels tunisiens et italiens.
Les deux parties ont également évoqué les moyens de développer davantage les investissements et les échanges commerciaux dans l’industrie automobile, un secteur considéré comme stratégique pour les relations économiques entre Tunis et Rome.
Dans le cadre de cette coopération, un accord a été conclu avec le bureau italien du Centre de promotion des exportations (Cepex) afin d’organiser une mission économique tunisienne dans la région du Piémont, l’un des principaux pôles automobiles d’Italie.
Cette mission devrait comprendre une journée économique dédiée à la promotion des opportunités d’investissement offertes par la Tunisie dans l’industrie automobile, ainsi que des rencontres B2B entre entreprises tunisiennes et italiennes.
Une coopération industrielle en expansion
Cette nouvelle initiative illustre la volonté des deux pays de renforcer leurs liens industriels dans un contexte marqué par la recherche de chaînes de production plus intégrées en Méditerranée.
La Tunisie mise notamment sur sa proximité géographique avec l’Europe, sa main-d’œuvre qualifiée et son tissu industriel déjà présent dans les composants automobiles pour attirer davantage d’investissements italiens.