Le poste frontalier pilote de Melloula, situé dans le gouvernorat de Jendouba et considéré comme un point de passage important entre la Tunisie et l’Algérie, a enregistré une forte affluence durant l’année 2025. Selon des données publiées par le ministère du Transport, plus de 2,66 millions de passagers y ont transité au cours des douze derniers mois.
Cette progression intervient dans un contexte de reprise soutenue des déplacements entre les deux pays, notamment durant les périodes estivales et les vacances.
Les chiffres ont été dévoilés à l’occasion d’une visite d’inspection effectuée récemment par le ministre du Transport, Rachid Amri, aux postes frontaliers de Melloula et de Babouche.
Une fréquentation en hausse continue
Le poste frontalier de Melloula a accueilli précisément 2.660.358 passagers en 2025, soit une hausse de 1% par rapport à 2024 et de 16% comparativement à 2023. Cette évolution confirme le retour progressif d’un trafic soutenu entre la Tunisie et l’Algérie, porté notamment par les échanges touristiques, commerciaux et familiaux.
Le ministère du Transport a également indiqué que le poste frontalier de Babouche, également situé dans le gouvernorat de Jendouba, a connu une progression encore plus marquée. Le nombre de voyageurs y ayant transité en 2025 a augmenté de 45% par rapport à l’année précédente.
Plus de 4 millions de touristes algériens attendus
En 2025, plus de quatre millions de touristes algériens ont visité la Tunisie, soit une progression de 14,6% par rapport à 2024, année elle-même déjà en hausse de 15,5%.
Pour 2026, la Tunisie a décidé de prendre d’autres mesures destinées à capter cette clientèle de proximité, en annonçant des réductions hôtelières pouvant atteindre 55% dans certains établissements, et ce dans le cadre d’une campagne destinée à encourager le tourisme intérieur et maghrébin, notamment algérien et libyen.
La tournée du ministre s’inscrit dans le cadre du suivi des préparatifs liés à la saison estivale et à l’amélioration des services fournis aux voyageurs, alors que les autorités tunisiennes misent sur une augmentation continue des flux aux frontières terrestres avec l’Algérie.