L’Union européenne a signé deux accords de financement avec la BEI et la BERD pour soutenir le développement des énergies renouvelables et des infrastructures électriques en Tunisie. Cette enveloppe de 35,8 millions d’euros vise à rendre bancables plusieurs projets solaires structurants et à accélérer la transition énergétique du pays.
Dans le cadre de la Plateforme d’investissement de voisinage (NIP), l’Union européenne a conclu un accord de contribution de 20,4 millions d’euros avec la BERD et un second de 15,4 millions d’euros avec la BEI Global. Ces subventions sont destinées à améliorer la bancabilité de projets d’énergies renouvelables à grande échelle et à soutenir les investissements nécessaires dans les raccordements au réseau et les infrastructures de transport de l’électricité.
400 MW de capacité solaire dès la première phase
Selon la délégation de l’Union européenne en Tunisie, ces financements sont également appuyés par les garanties européennes EFSD+, afin de réduire les risques et d’attirer des cofinancements publics et privés.
Les premiers projets soutenus dans ce cadre concernent une centrale photovoltaïque de 100 MW à Sidi Bouzid, développée par Scatec et Aeolus, ainsi qu’un portefeuille solaire de 300 MW à Gafsa, porté par Qair. Ensemble, ces investissements représentent 400 MW de capacité installée, appelés à jouer un rôle moteur dans la dynamique du secteur.
Les partenaires européens estiment que cette première vague de projets devrait favoriser une implication accrue du secteur privé et l’arrivée de nouveaux financements internationaux.
Des partenaires européens qui affichent leurs priorités
La Banque européenne d’investissement considère cette subvention comme un levier clé pour transformer des projets énergétiques prioritaires en investissements viables à grande échelle, en particulier dans le solaire et les infrastructures de réseau.
De son côté, l’Union européenne met en avant la cohérence de cet appui avec la stratégie énergétique nationale tunisienne, qui vise à renforcer l’autonomie énergétique du pays, soutenir une croissance durable et améliorer sa résilience climatique.
La BERD souligne, quant à elle, que la combinaison entre subventions européennes et financements bancaires permet de mobiliser des investissements massifs dans les énergies propres et de valoriser le potentiel énergétique du pays.
Un cap stratégique à l’horizon 2035
Ces accords s’inscrivent directement dans le programme tunisien de 1,7 GW d’énergies renouvelables et dans l’objectif de produire 35% de l’électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2035, tel que prévu par le protocole d’accord UE–Tunisie sur la coopération énergétique.
L’ensemble du dispositif s’intègre dans le cadre du paquet d’investissements Afrique–Europe de Global Gateway et illustre l’approche « Équipe Europe » pour soutenir des systèmes énergétiques durables, sûrs et inclusifs.
Lire aussi :