Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, lundi au palais de Carthage à Tunis, le président de l’Assemblée des représentants du peuple Ibrahim Bouderbala et le président du Conseil national des régions et des districts Imed Derbali.
Au cœur de cette rencontre : la situation générale du pays et les défis politiques actuels. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale face aux tensions et aux discours qu’il juge déstabilisateurs, selon un communiqué de la Présidence de la République.
Mise en garde contre les réseaux sociaux et les “manœuvres suspectes”
Ledit communiqué rapporte qu’au cours de cet entretien, Kaïs Saïed a tenu un discours ferme sur l’usage des réseaux sociaux dans le débat public, affirmant que la gestion de l’État « n’est pas affaire de publications via les réseaux sociaux ou de pages suspectes », dénonçant des tentatives orchestrées de désinformation.
Le président a également pointé du doigt certaines prises de position qu’il considère comme révélatrices d’un « état de faillite et de désarroi » chez leurs auteurs. Selon lui, ces discours traduisent une volonté de revenir en arrière, en contradiction avec les choix exprimés par les Tunisiens.
Un appel à l’unité nationale face aux défis
Dans ce contexte, le chef de l’État a souligné que les Tunisiens se trouvent « sur un même front » pour faire face à des défis multiples. Il a insisté sur le fait que la patrie demeure le socle du vivre-ensemble, au-delà des divergences politiques et des différences d’approche.
Kaïs Saïed a, en outre, affirmé que le peuple tunisien n’oubliera pas les responsables des crises passées et qu’il rejette toute tentative de retour en arrière.
La souveraineté populaire comme cap politique
En conclusion, le président de la République a réaffirmé que l’avenir du pays sera construit « souverainement » à travers les institutions constitutionnelles issues de la volonté populaire, exprimée notamment lors du référendum.
Ce message s’inscrit dans la continuité du discours présidentiel axé sur la légitimité populaire et la refondation institutionnelle du pays.