Le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie) a mis en garde, vendredi, contre les répercussions de la non-application de l’accord conclu avec la Caisse nationale d’assurance maladie. Dans un communiqué publié sur sa page officielle, le syndicat dénonce ce qu’il considère comme une « régression dans l’application des clauses de l’accord » et un non-respect des engagements pris par les parties concernées.
Cette situation, selon les pharmaciens, risque de fragiliser davantage l’équilibre financier des officines et de perturber l’approvisionnement des citoyens en médicaments.
Un appel urgent à sécuriser les paiements
Le SPOT appelle à la mise en place d’un calendrier de paiement clair et rigoureux afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en médicaments sans rupture.
Le syndicat insiste sur la nécessité d’assurer un flux financier minimal permettant aux pharmacies de fonctionner dans des conditions normales, alors que plusieurs officines font face à des difficultés de trésorerie persistantes.
Selon le communiqué, ces tensions sont directement liées aux retards de paiement de la Caisse nationale d’assurance maladie (Caisse nationale d’assurance maladie), qui fragilisent l’ensemble de la chaîne de distribution pharmaceutique.
Des pharmacies sous pression financière
Le syndicat affirme que plusieurs pharmacies privées ont été sanctionnées par des amendes et pénalités en raison de retards de paiement envers l’administration fiscale, les caisses sociales ou les collectivités locales.
Le SPOT estime toutefois qu’une grande partie de ces difficultés découle d’une crise de liquidités, elle-même provoquée par le retard dans le règlement des créances, notamment celles dues par la CNAM.
Cette situation, selon les pharmaciens, crée un effet domino qui met en difficulté la survie économique de nombreuses officines à travers le pays.
Vers un renforcement du contrôle et de la transparence
Dans le même communiqué, le syndicat appelle à une application stricte de la loi à l’ensemble des intervenants du circuit du médicament et des produits de santé. Il réclame la fin de certaines pratiques qu’il juge contraires à la réglementation en vigueur, notamment en matière de facturation et de traçabilité.
Le SPOT plaide également pour la généralisation de la facturation électronique dans le secteur de la santé, afin de renforcer la transparence et d’améliorer le suivi des transactions.
Le syndicat avertit que l’absence de solutions structurelles pourrait compromettre la stabilité du système de distribution des médicaments, et appelle à des mesures urgentes pour préserver à la fois la viabilité des pharmacies et le droit des citoyens à un accès continu aux traitements.