La production nationale de pétrole brut poursuit sa tendance baissière. Selon Observatoire national de l’énergie et des mines, elle s’est établie à 198 kilotonnes à fin février 2026, enregistrant un recul de 4% par rapport à la même période de l’année précédente.
Une production quotidienne en net repli
Dans le détail, la production journalière moyenne est passée de 27.600 barils par jour à fin février 2025 à 24.300 barils par jour un an plus tard. Une baisse qui traduit à la fois le déclin naturel de plusieurs champs et l’impact des interruptions techniques.
Plusieurs sites ont enregistré des chutes significatives, notamment Ashtart (-63%), Ezzaouia (-100%), Franig/Bag/Tarfa (-49%), Gherib (-42%), Halk El Manzel (-43%), Adam (-13%) et Hasdrubal (-8%).
La situation est également aggravée par l’arrêt total de production dans plusieurs concessions, dont Cherouq, Durra, Anaguid Est, Jinane et Benefsej Sud. Ces interruptions, en vigueur depuis le 23 septembre 2025, sont liées à des travaux de maintenance, affectant directement le volume global extrait.
Des hausses ponctuelles insuffisantes
À l’inverse, certains champs ont affiché des performances en hausse, à l’image de Sidi Marzoug (+96%), Cercina (+26%), Miskar (+1%), Nawara (+13%) et Ouedzar (+8%). Toutefois, ces progressions restent insuffisantes pour compenser la baisse généralisée observée sur la majorité des sites.
Cette évolution confirme la fragilité structurelle du secteur pétrolier tunisien, confronté à l’épuisement progressif de certains gisements, aux contraintes techniques et à la nécessité d’investissements pour maintenir les niveaux de production.