La chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis a ordonné, vendredi soir, l’arrêt des travaux du congrès du Parti destourien libre (PDL), prévu les 3 et 4 octobre. La décision intervient à quelques heures de l’ouverture annoncée du « Congrès de la fidélité ».
Le congrès national du PDL n’aura pas lieu comme prévu ce week-end, du moins dans les conditions initialement annoncées. La chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis a décidé, vendredi 2 octobre, d’ordonner l’arrêt de ses travaux, à l’issue de l’examen d’une requête en référé.
La décision concerne le rendez-vous partisan baptisé « Congrès de la fidélité », dont l’ouverture était prévue samedi 3 octobre et qui devait se poursuivre dimanche 4 octobre.
Une requête introduite par une membre du bureau politique
La procédure avait été engagée par Samira Saïhi, membre du bureau politique du PDL, qui avait saisi la justice afin d’obtenir l’arrêt des travaux du congrès.
Lors de l’audience, la défense du parti avait demandé le report de l’examen de l’affaire, afin de disposer de davantage de temps pour prendre connaissance du dossier et préparer ses moyens de défense. L’avocat de la partie demanderesse avait, de son côté, maintenu sa requête visant à empêcher la tenue du congrès.
La chambre des référés a finalement rendu sa décision vendredi soir, ordonnant l’arrêt des travaux, rapporte Mosaique fm.
Une décision à la veille du congrès
Le calendrier donne à cette décision un caractère immédiat : le congrès devait commencer dès samedi matin.
Le rendez-vous devait notamment porter sur le renouvellement des structures dirigeantes du parti. La candidature d’Abir Moussi à la présidence du PDL avait été acceptée par le bureau politique le 23 septembre, selon les informations rapportées avant la décision judiciaire.
La procédure judiciaire intervient ainsi au terme de plusieurs jours de contestation autour de l’organisation du congrès et de ses modalités. La question, initialement portée devant le juge des référés, aboutit désormais à une décision ordonnant l’arrêt des travaux.
La décision rendue vendredi empêche donc, à ce stade, la tenue du congrès dans le calendrier annoncé par le parti pour les 3 et 4 octobre. Elle intervient alors que le PDL avait engagé les préparatifs de ce rendez-vous destiné notamment à renouveler ses structures dirigeantes.
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