Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’objectif central des politiques économiques est de produire un impact concret sur le quotidien des citoyens, notamment à travers l’amélioration des services publics et la maîtrise du coût de la vie, malgré une amélioration de certains indicateurs.
S’exprimant lors d’une séance de dialogue avec les membres du Conseil national des régions et des districts, il a précisé que la baisse du taux d’inflation à environ 5 % ne signifie pas une diminution des prix, mais plutôt un ralentissement de leur hausse par rapport aux années précédentes.
Volatilité des prix sur les marchés internationaux
Il a expliqué que l’augmentation touche principalement les produits alimentaires non subventionnés, fortement liés au panier du consommateur, en raison de facteurs externes comme la volatilité des prix sur les marchés internationaux, mais aussi de dysfonctionnements internes, notamment dans les circuits de distribution et les pratiques spéculatives.
Face à cette situation, l’État intensifie ses efforts pour encadrer les prix, en renforçant le contrôle des circuits de distribution et en luttant contre la spéculation, tout en poursuivant des politiques visant à améliorer la croissance et le développement.
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Sur le plan régional, le ministre a insisté sur la nécessité d’un équilibre dans la répartition des ressources entre les différentes régions, malgré des moyens limités. Il a indiqué que les critères adoptés reposent à la fois sur l’indice de développement régional et sur le poids démographique. Dans ce cadre, les crédits alloués au programme de développement régional seront portés de 250 millions de dinars en 2025 à 300 millions en 2026, avec pour objectif d’améliorer les conditions de vie.
Simplifier les procédures administratives
Concernant l’investissement, il a souligné que le gouvernement œuvre à simplifier les procédures administratives et à lever les obstacles liés aux autorisations. Des avancées ont été enregistrées, notamment dans le traitement de certaines difficultés rencontrées par les investisseurs privés.
Enfin, il a évoqué une orientation visant à regrouper les structures administratives similaires afin de réduire la fragmentation institutionnelle et d’améliorer l’efficacité, précisant que plusieurs scénarios sont à l’étude, avec un objectif clair : privilégier la performance et l’efficacité dans la gouvernance de l’investissement.