Le groupe français spécialisé dans les services de fabrication électronique, Asteel Flash, prévoit de renforcer sa présence en Tunisie à travers une prochaine extension de sa filiale locale. L’annonce a été faite jeudi à l’issue d’une réunion à Tunis entre les responsables du groupe et le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, ministre par intérim de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie tunisienne visant à consolider la filière électronique et à attirer davantage d’investissements étrangers.
La Tunisie au cœur de la stratégie du groupe français
Lors de cette rencontre, le PDG d’Asteel Flash Tunisie, Nicolas Denis, a affirmé la volonté du groupe de faire de la Tunisie « une destination de choix pour les investissements dans l’industrie électronique à l’échelle mondiale ».
Le responsable français a mis en avant la qualité des compétences tunisiennes et le niveau de qualification des ressources humaines locales, considérés comme des atouts majeurs pour le développement des activités du groupe dans le pays.
Présent en Tunisie depuis 25 ans, Asteel Flash emploie actuellement environ 1500 ingénieurs et cadres au sein de sa filiale tunisienne, devenue un maillon important dans son dispositif industriel international.
Une filière stratégique soutenue par l’État
De son côté, Salah Zouari a réaffirmé l’engagement des autorités tunisiennes à soutenir les investissements dans l’industrie électronique, considérée comme un secteur stratégique à forte valeur ajoutée.
Le ministre a notamment rappelé la signature, en avril 2026, de la « Charte de compétitivité du secteur des industries électroniques à l’horizon 2030 ». Cette feuille de route vise à porter les exportations du secteur à près de cinq milliards de dinars et à générer 10.000 emplois qualifiés dans les prochaines années.
Les autorités misent ainsi sur le développement de l’électronique pour renforcer l’attractivité industrielle du pays et consolider la place de la Tunisie dans les chaînes de valeur internationales.
L’annonce de cette future extension intervient dans un contexte où la Tunisie cherche à attirer davantage d’investissements étrangers dans les secteurs technologiques et industriels.