Le ministère de la Santé a affirmé, ce dimanche 17 mai 2026, qu’aucun cas de hantavirus n’a été détecté en Tunisie. Une précision destinée à rassurer, alors qu’une alerte internationale liée à un navire de croisière suscite des inquiétudes sur les réseaux sociaux.
L’affaire concerne le MV Hondius, parti d’Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril, pour une expédition en Amérique du Sud et dans la région antarctique. Plusieurs passagers ont développé des symptômes respiratoires graves, avant que le navire n’accoste à Tenerife, aux Canaries, le 10 mai.
Selon l’ECDC, douze cas liés à cet épisode étaient recensés au 17 mai : neuf confirmés, deux probables et un inconclusif. L’OMS faisait état, au 13 mai, de onze cas, dont trois décès.
Une alerte limitée
Le virus identifié est le virus Andes, une souche sud-américaine du hantavirus. Elle peut, dans certaines conditions, se transmettre entre humains lors de contacts étroits et prolongés, mais pas facilement dans la vie quotidienne ordinaire.
Les autorités sanitaires internationales suivent donc l’épisode, sans signal, à ce stade, d’une propagation communautaire large.
Pourquoi la Tunisie communique
Pour la Tunisie, aucun cas n’a été enregistré. Le ministère indique renforcer la vigilance sanitaire, notamment aux points d’entrée et au niveau des services spécialisés, afin d’assurer une détection rapide en cas d’évolution.
Cette communication vise aussi à encadrer l’information publique. Depuis la pandémie de Covid-19, les alertes sanitaires internationales peuvent rapidement alimenter des inquiétudes. En confirmant l’absence de cas, le ministère cherche à rassurer sans banaliser.
Dans une déclaration antérieure à la TAP, Riadh Daghfous, directeur général du Centre national de pharmacovigilance, avait déjà estimé qu’il n’y avait pas lieu de craindre une propagation du virus Hanta en Tunisie.
Ce qu’il faut retenir
Le hantavirus n’est pas un virus nouveau. Il se transmet principalement par contact avec les rongeurs, leurs déjections, leur salive ou des surfaces contaminées.
Les premiers symptômes peuvent ressembler à ceux d’une infection saisonnière : fièvre, maux de tête, douleurs abdominales ou musculaires. Dans certains cas, des complications pulmonaires ou rénales peuvent survenir.
Le ministère recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les rongeurs ou leurs déjections et de consulter en cas de fièvre ou de difficultés respiratoires après un retour d’une zone où le virus circule.
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