La balance commerciale énergétique affiche une amélioration notable au terme des deux premiers mois de 2026. Selon Observatoire national de l’énergie et des mines, le déficit s’est contracté de 20% pour atteindre 1676 millions de dinars, en intégrant la redevance du gaz algérien exportée. Cette évolution intervient dans un contexte de fluctuations des prix internationaux et du taux de change.
Exportations en forte hausse, importations en repli
La réduction du déficit s’explique d’abord par une progression marquée des exportations énergétiques, en hausse de 55% en valeur. En parallèle, les importations ont reculé de 10%, contribuant directement à alléger la facture énergétique du pays.
Cette dynamique favorable reste toutefois étroitement dépendante de plusieurs variables clés. L’Observatoire souligne que les échanges énergétiques sont fortement influencés par les volumes échangés, le taux de change dollar/dinar, ainsi que les cours du pétrole brut, notamment le Brent, référence majeure pour la fixation des prix.
Effet conjugué du Brent et du taux de change
En février 2026, les prix du Brent ont enregistré une baisse de 4 dollars par baril par rapport à février 2025, contribuant à contenir la facture des importations. Cependant, cet effet a été partiellement atténué par la dépréciation du dinar tunisien.
Sur la même période, la monnaie nationale a perdu 10% face au dollar américain, devise dominante dans les transactions énergétiques. Une évolution qui renchérit mécaniquement le coût des importations libellées en dollar, limitant ainsi l’impact positif de la baisse des prix internationaux.
Une amélioration encore fragile
Si les indicateurs affichent une amélioration sensible, la situation reste vulnérable aux variations du marché international. La dépendance aux hydrocarbures importés, combinée aux fluctuations du taux de change et des cours mondiaux, continue de peser sur l’équilibre énergétique du pays.
Dans ce contexte, la consolidation de cette tendance dépendra autant de l’évolution des prix du pétrole que de la capacité de la Tunisie à maîtriser ses importations et à renforcer ses exportations dans le secteur énergétique.