Les plateformes numériques dédiées au « crédit d’honneur » enregistrent une forte affluence depuis le lancement de l’opération, jeudi 1er octobre 2026. Invité à commenter les premiers retours liés à cette mesure, le professeur de droit bancaire Mohamed Nakhli a fait état d’un « grand engouement » pour les différentes plateformes mises en place par les banques concernées.
Cette affluence traduit l’intérêt suscité par ce dispositif, destiné notamment aux particuliers, aux salariés, mais également aux petites et moyennes entreprises et aux sociétés communautaires. Le recours aux plateformes numériques permet par ailleurs de déposer les demandes à distance et d’enregistrer la date et l’heure du dépôt.
120 millions de dinars mobilisés pour le crédit d’honneur
Le dispositif prévoit une enveloppe globale d’environ 120 millions de dinars, répartie entre les banques participantes. Au total, 19 établissements bancaires sont concernés par cette mesure, qui vise à faciliter l’accès au financement sans intérêts et sans exiger de garanties réelles ou personnelles.
Selon les modalités annoncées, la moitié des financements est destinée aux salariés et aux clients particuliers, tandis que l’autre moitié est réservée aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux sociétés communautaires.
Le crédit peut bénéficier d’une période de grâce pouvant aller jusqu’à six mois, tandis que la durée de remboursement ne peut dépasser deux ans. Les demandes sont traitées dans la limite des enveloppes attribuées à chaque banque et selon les conditions d’éligibilité prévues par le dispositif.
Les demandes enregistrées selon l’ordre de dépôt
Face à la forte affluence constatée sur les différents sites, le dépôt en ligne constitue désormais une étape centrale du dispositif. L’enregistrement de la date et de l’heure de chaque demande doit notamment permettre de déterminer l’ordre de dépôt des dossiers.
Les plateformes restent ouvertes jusqu’à l’épuisement des enveloppes disponibles auprès des établissements concernés. L’enregistrement d’une demande ne signifie toutefois pas automatiquement l’octroi du financement, les dossiers devant également être examinés au regard des conditions prévues et de la capacité de remboursement du demandeur.
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Le « crédit d’honneur » constitue ainsi l’une des mesures destinées à faciliter l’accès au financement, dans un contexte où la demande pour ce type de mécanisme semble particulièrement importante dès les premières heures de son lancement.