Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu mercredi le commandant de la Sixième flotte américaine, le vice-amiral Jeffrey Anderson. La rencontre a porté sur le renforcement de la coopération militaire bilatérale, notamment dans le domaine maritime, dans le cadre de l’exercice multinational Phoenix Express 26.
Un partenariat militaire axé sur les capacités navales
Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu, mercredi 16 septembre, au siège de son département, le commandant de la Sixième flotte américaine, le vice-amiral Jeffrey Anderson, en visite en Tunisie à l’occasion de l’exercice naval multilatéral « Phoenix Express 26 ».
La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie et du chef d’état-major de la Marine nationale, selon un communiqué du ministère de la Défense.
À cette occasion, Khaled Sehili a souligné la solidité des relations historiques et d’amitié entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que la profondeur, la continuité et la diversité de leur coopération militaire. Il a présenté ce partenariat comme reposant sur la confiance, le respect mutuel et des intérêts communs.
Le ministre a précisé que cette coopération dépasse le soutien logistique et technique et le renforcement des capacités opérationnelles de l’Armée nationale. Elle englobe également la formation, l’entraînement, l’échange d’expertises et les exercices militaires conjoints.
Il a exprimé le souhait d’élargir cette coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la réponse aux menaces maritimes, le renseignement, le développement des capacités navales et l’amélioration du niveau de préparation des forces tunisiennes.
Cette orientation s’inscrit dans un contexte régional marqué, selon le ministre, par la montée de plusieurs défis, dont le terrorisme, la criminalité organisée transfrontalière, la traite des êtres humains, la contrebande et le trafic de stupéfiants.
Phoenix Express 26 : la Tunisie au cœur de la coopération maritime
Khaled Sehili a également mis en avant l’importance de l’accueil par la Tunisie de la nouvelle édition de l’exercice naval multilatéral « Phoenix Express 26 », organisé du 6 au 18 septembre en coopération avec le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM).
Selon le ministre, cet exercice illustre la capacité de la Tunisie à accueillir et à diriger des activités militaires multinationales. Il témoigne également du niveau de préparation et d’interopérabilité opérationnelle entre la Marine tunisienne et les forces navales participantes.
Quelque 400 militaires et observateurs représentant 12 pays prennent part à cette édition : l’Algérie, la Libye, le Maroc, l’Égypte, la Turquie, l’Italie, la France, l’Espagne, la Belgique, la Géorgie, les États-Unis et la Tunisie, pays hôte.
Les activités ont débuté à la base navale principale de La Goulette ainsi qu’à la base navale de Bizerte.
Le ministre a par ailleurs affirmé que la Tunisie dispose des atouts nécessaires pour devenir un pôle régional dans le domaine de la formation et de l’entraînement militaires, notamment à travers le Centre d’excellence des forces spéciales navales.
De son côté, le vice-amiral Jeffrey Anderson a salué la coopération militaire entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que les compétences et les capacités de formation de la Marine tunisienne.
Il a également réaffirmé l’engagement de l’administration américaine à poursuivre le renforcement et le développement de la coopération bilatérale, ainsi qu’à soutenir les capacités navales de l’armée tunisienne, dans l’intérêt des deux parties et de la sécurité régionale.
Une coopération renforcée malgré la réaffectation de financements américains
Cette rencontre intervient au lendemain de l’annonce par le département d’État américain de la réaffectation de 52 millions de dollars de financement militaire étranger, provenant notamment de programmes destinés à la Tunisie, à l’Irak, à la Slovaquie et à la Macédoine du Nord. Les fonds doivent être réorientés vers le Panama, le Pérou, l’Équateur et la Colombie, tandis que le montant prélevé sur la part tunisienne n’a pas encore été précisé.
La décision soulève des interrogations sur l’évolution des mécanismes d’assistance militaire américaine et sur les programmes tunisiens concernés. Elle intervient alors même que Washington et Tunis réaffirment leur volonté de développer leur coopération, notamment dans le domaine naval.
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