Le compte fiscal unique, qui doit permettre de centraliser les informations et les opérations fiscales des contribuables sur un même espace numérique, ne sera finalement opérationnel qu’au premier trimestre 2027. Son lancement, initialement annoncé pour le premier trimestre 2026, accuse ainsi un retard d’un an. Parallèlement, la plateforme de facturation électronique a enregistré près de 1,8 million de factures, dont environ 37.000 ont été réglées, selon les chiffres communiqués par la ministre des Finances, Michket Salama Khaldi, mardi 3 novembre 2026.
Cette nouvelle échéance a été annoncée lors de la séance commune des commissions parlementaires des finances, consacrée à l’examen de la mission du ministère des Finances dans le cadre du projet de budget de l’État pour 2027.
Un lancement repoussé d’un an
Le décalage est notable au regard du calendrier précédemment présenté au Parlement. Le rapport parlementaire relatif à la mission Finances pour 2026 prévoyait en effet la mise en service du compte fiscal unique dès le premier trimestre de cette année.
Ce dispositif doit constituer une étape importante dans la numérisation des services fiscaux. Il a vocation à réunir dans un même espace les données relatives à la situation fiscale d’un contribuable et à faciliter le suivi de ses obligations et de ses opérations avec l’administration.
L’objectif est notamment de simplifier les démarches, de faciliter l’accès aux informations fiscales et de réduire la dispersion des procédures entre différents services. Le report annoncé par la ministre repousse donc d’environ douze mois la mise en œuvre de cet outil.
1,8 million de factures électroniques, 37.000 règlements
La ministre des Finances a également communiqué des données sur l’utilisation de la plateforme de facturation électronique. Celle-ci a reçu près de 1,8 million de factures, parmi lesquelles environ 37.000 ont fait l’objet d’un règlement.
Rapporté au volume total annoncé, ce dernier chiffre représente environ 2,1%. Il donne un premier aperçu de l’activité enregistrée sur la plateforme, mais ne permet pas, à lui seul, de mesurer le niveau de conformité des entreprises ou l’efficacité du dispositif.
Plusieurs précisions restent nécessaires pour interpréter ces statistiques : la période couverte, les échéances de paiement applicables et la nature des factures encore non réglées.
Ces deux chantiers illustrent les enjeux de la transformation numérique de l’administration fiscale tunisienne. Le compte fiscal unique doit faciliter les relations entre les contribuables et l’administration, tandis que la facturation électronique vise à dématérialiser les échanges de factures. Reste désormais à concrétiser ces ambitions dans les délais annoncés et à préciser les résultats obtenus sur le terrain.
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