Face à la recrudescence de la circulation de café de contrebande sur le marché national, le ministère du Commerce et du Développement des Exportations hausse le ton. Les cafetiers sont appelés à s’approvisionner exclusivement auprès des unités locales agréées afin de préserver la santé des consommateurs et l’équilibre du marché.
Alerte officielle sur les risques sanitaires
Dans un communiqué rendu public vendredi, le ministère du Commerce a mis en garde contre les dangers liés à la commercialisation de café introduit illégalement sur le territoire tunisien. Ces produits, échappant aux circuits réglementés, ne font l’objet d’aucun contrôle sanitaire, ce qui soulève de sérieuses interrogations quant à leur qualité et à leur innocuité.
Les autorités rappellent que le café vendu hors des canaux officiels peut présenter des risques pour la santé publique, en raison de conditions de stockage, de transformation ou de transport non conformes aux normes en vigueur.
Appel direct aux cafetiers et aux acteurs du secteur
Le département du Commerce a lancé un appel clair à l’ensemble des professionnels du secteur, en particulier aux propriétaires de cafés, les exhortant à s’approvisionner uniquement auprès des unités locales de torréfaction dûment autorisées.
Il les invite également à cesser immédiatement toute utilisation ou mise en vente de café de contrebande, soulignant que cette pratique constitue une infraction à la législation commerciale et sanitaire.
Une demande en hausse malgré les doutes sur la qualité
Selon le ministère, une augmentation notable de la demande pour le café de contrebande a été constatée ces dernières semaines, et ce malgré les incertitudes entourant son origine, sa qualité et ses conditions de commercialisation. Cette tendance inquiète les autorités, qui y voient une menace à la fois pour la santé des consommateurs et pour les circuits économiques légaux.
Les équipes de contrôle relevant du ministère poursuivent leurs opérations de surveillance des circuits de distribution et d’utilisation du café de contrebande. Les autorités affirment que des poursuites pénales seront engagées contre toute personne impliquée dans la distribution, le transport ou la commercialisation de ces produits illégaux.
Le ministère réaffirme sa détermination à lutter contre le commerce parallèle et à protéger les consommateurs, tout en soutenant les filières locales respectueuses des normes en vigueur.
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