Face aux effets croissants du changement climatique et à la dégradation des sols, la Tunisie renforce ses outils scientifiques afin d’orienter les choix agricoles vers les cultures les mieux adaptées aux spécificités de chaque région. L’objectif est d’améliorer l’utilisation des terres, de préserver les ressources naturelles et de renforcer la sécurité alimentaire.
Dans cette perspective, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) accompagne les institutions tunisiennes à travers le projet SoilFER – Amélioration de la gestion intégrée des sols et des cultures pour des systèmes alimentaires durables en Afrique, financé par le gouvernement japonais.
Le projet vise à fournir des solutions fondées sur des données scientifiques afin d’améliorer la gestion des sols et de guider les décisions relatives à l’utilisation des terres agricoles.
Un outil numérique pour orienter les décisions agricoles
Dans le cadre de cette initiative, la FAO en Tunisie a organisé un atelier réunissant des experts nationaux issus de plusieurs disciplines afin de valider les résultats scientifiques liés à la planification intégrée de l’utilisation des terres (ILUP) et de les intégrer à la plateforme numérique SoilFER CropSuit.
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Cet outil d’aide à la décision permettra d’identifier les cultures les plus adaptées à chaque région en croisant plusieurs paramètres : caractéristiques des sols, conditions climatiques, besoins des cultures et connaissances locales. Il devrait ainsi aider les décideurs, les chercheurs et les spécialistes à élaborer des stratégies agricoles plus efficaces.
Dix cultures prioritaires évaluées
Les travaux ont mobilisé des spécialistes en production végétale et animale, sciences des sols, foresterie, ressources hydriques, biodiversité, changement climatique, économie agricole et sciences sociales.
Les experts ont évalué les indicateurs de compatibilité de dix cultures prioritaires dans les différentes zones climatiques tunisiennes. Ils ont également étudié l’intégration éventuelle de nouvelles cultures ainsi que l’impact des pratiques de gestion agricole sur la durabilité de la production.
Une agriculture plus résiliente
Selon la FAO, cette démarche vise à renforcer les capacités des institutions nationales en leur fournissant des outils modernes intégrant les dimensions environnementales, économiques et sociales dans la planification territoriale.
À terme, les résultats du projet devraient bénéficier aux petits agriculteurs, aux communautés rurales et aux institutions publiques en favorisant des systèmes de production plus productifs et plus résilients face aux aléas climatiques. Ils fourniront également des indicateurs scientifiques pour appuyer les politiques publiques en faveur d’une agriculture tunisienne plus durable.