La justice tunisienne a rendu un nouveau verdict dans une affaire de corruption financière impliquant des anciens responsables de la SNCFT. La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné un ancien président-directeur général de l’entreprise publique ferroviaire ainsi que trois anciens cadres à six ans de prison ferme dans le cadre du dossier des « traverses en bois suspectes ». Le tribunal a également infligé à chacun des accusés une amende de deux millions de dinars.
Une lourde amende prononcée contre les accusés
Parmi les personnes condamnées figure notamment un ancien directeur de l’administration centrale de la SNCFT.
Le tribunal a également prononcé une amende de deux millions de dinars contre chacun des accusés impliqués dans cette affaire liée à des soupçons de corruption financière et administrative.
En revanche, la justice a décidé de ne pas poursuivre l’ancienne directrice chargée de la gestion des achats, estimant que les éléments retenus contre elle étaient insuffisants.
Une affaire ouverte après une plainte déposée en 2020
L’affaire remonte à une plainte déposée en 2020 auprès de l’Instance nationale de lutte contre la corruption.
Cette plainte faisait état de soupçons entourant un marché d’acquisition de traverses en bois conclu en 2017 entre la SNCFT et un fournisseur étranger.
Les investigations portaient notamment sur des soupçons de corruption financière et administrative liés aux conditions d’attribution et d’exécution de ce marché public.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre des dossiers de corruption financière examinés par les chambres judiciaires spécialisées à Tunis, chargées des affaires liées aux malversations dans les établissements publics et les marchés de l’État.
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